TFR : la FSPF est totalement opposée à une généralisation programmée

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TFR : la FSPF est totalement opposée à une généralisation programmée

Publié le 22 mai 2019
Par Francois Pouzaud
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Lors de la dernière séance du Comité de suivi du générique du 16 mai, le Comité économique des produits de santé (CEPS) a fait part de son intention d’instaurer de nouvelles modalités de convergence des prix des génériques avec ceux de leurs princeps dans les groupes génériques créés depuis plus de 5 ans. Une annonce qui a soulevé un tollé général, tant chez les syndicats d’officinaux, les syndicats d’industriels du médicament qu’auprès de l’Assurance maladie. D’une voix unanime, ils ont rejeté une mesure qui signerait l’arrêt de mort du générique et balaierait d’un revers de manche les efforts de 20 années de travail de substitution des pharmaciens.

Dans un communiqué daté du 21 mai, la Fédération des syndicats pharmaceutique de France (FSPF) dit « non au TFR programmé » (Tarif Forfaitaire de Responsabilité) au travers d’une règle qui progressivement, sur un ou deux ans, ferait perdre l’essence même du générique. En effet, l’argument économique de la substitution défendu devant le patient volerait en éclat le jour où il n’y aurait plus d’écart de prix entre le générique et son princeps.

La règle de dégressivité de cet écart prévue par le CEPS est la suivante :

– lorsque la différence de prix entre princeps et génériques est supérieure ou égale à 26 %, l’écart de prix serait réduit à 15 % en année N, puis à 5% en année N+ 1 et à néant en année N+2 ;

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– lorsque la différence de prix est comprise entre 10 % est 26 %, l’écart serait ramené à 5 % en année N, avant la mise en place d’un TFR l’année suivante ;

– enfin, lorsque la différence est inférieure ou égale à 10 %, les prix seraient alignés immédiatement sur le TFR.

Le CEPS tiendra-il compte de ce front du refus ? Il doit faire connaître sa décision dans les tout prochains jours.