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Christophe de la Fouchardière NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE POUR UNE AUTOMÉDICATION RESPONSABLE (AFIPA)

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Publié le 1 juin 2019
Par Francois Pouzaud
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Pharmacien Manager. L’AFIPA a toujours témoigné son attachement aux officines. Le dernier rapport de l’Autorité de la concurrence, prônant la vente « encadrée » de médicaments de prescription médicale facultative en dehors du circuit officinal, peut-il faire changer sa position ?

Christophe de la Fouchardière. Non. L’automédication responsable est la première étape du parcours de soins pour les pathologies bénignes, elle ne peut se concevoir en dehors du cadre sécurisé de l’officine, le conseil officinal doit en rester la clé de voûte. A l’inverse, la GMS n’est pas en mesure de garantir à la fois conseil, sécurité et traçabilité via l’inscription au Dossier Pharmaceutique.

P.M. Que pensez-vous de l’assouplissement de la vente en ligne souhaité par le gouvernement ?

C. de la F. L’objectif poursuivi est la baisse des prix. Or, ce n’est pas le sujet. La France a l’un des prix les plus faibles en Europe, avec un prix moyen de 5,51 € TTC en 2018. Les 50 % d’officines, pratiquant un prix moyen sur les médicaments OTC, sont comprises dans une fourchette de dispersion de 73 centimes d’euros.

P.M. Quelles sont les trois priorités de votre mandat ?

C. de la F. La première est de mener un dialogue construit avec les autorités de santé, pour promouvoir le Selfcare dans notre système de soins et pour pouvoir être associé aux discussions sur nos solutions de santé. Trop souvent, les décisions ont été prises de manière unilatérale. Le deuxième est de co-construire avec les instances de la pharmacie, un parcours pharmaceutique d’automédication favorisant le bon usage, avec un conseil protocolisé et un accompagnement renforcé du patient. La troisième est de pouvoir apporter des données robustes à la tutelle démontrant la valeur ajoutée de l’automédication.

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