Prix en Midi-Pyrénées : deux marchés cohabitent

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Publié le 21 juin 2019
Par Francois Pouzaud
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Il n’y a pas une mais 2 tendances et 2 marchés en région Midi-Pyrénées, constate le cabinet Aspart, membre du groupement CGP. Tout d’abord, celui des officines dont le chiffre d’affaires (CA) est supérieur à 2 M€ et qui sont situées dans l’agglomération toulousaine (le plus souvent dans les communes de la périphérie). Ce premier segment de marché reste dominé par les réinstallations avec des prix de cession exprimés enpourcentage du CA HT ou en multiple de l’excédentbrut d’exploitation (EBE) sensiblement supérieurs à la moyenne régionale et qui ne fléchissent pas. Le second segment est un marché à prix décoté et en baisse, représenté par les officines dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 M€. Elles ont du mal à trouver preneur et contraignent souvent leurs titulaires à différer leur départ à la retraite.

La moyenne des prix de cession, résultant de ces 2 marchés, a représenté 6,90 fois l’EBE retraité en 2018, contre 7 fois en 2017 et 7,35 fois en 2016. En ce qui concerne le prix de cession moyen en pourcentage du CA HT, il s’élève à 66 % au titre de l’année 2018, contre 70 % pour l’année 2017.

Dans l’analyse des apports des primo-accédants, l’apport médian, plus représentatif que l’apport moyen, s’élève à 200 K€ et représente 20 % de l’investissement.

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Nota bene : Pourquoi utiliser l’excédent brut d’exploitation (EBE) retraité de l’acquéreur ? Dans le cadre d’un projet d’acquisition et pour faciliter les projections de l’acquéreur, il est plus pertinent d’exprimer le prix de cession en multiple de l’EBE, déduction faite de la rémunération du titulaire acquéreur, charges sociales incluses (sur la base d’un coefficient 600).