TROD en pharmacie : le bon prétexte des médecins pour demander une revalorisation de leur consultation

© TROD angine, avenant, avenant 18, négociations, CNAM, USPO, FSPF, test, antibiotiques, convention pharmaceutique, acte pharmaceutique, assurance maladie, médecins généralistes, SML, CSMF, tarif, consultation médicale - istock-AlexLMX

TROD en pharmacie : le bon prétexte des médecins pour demander une revalorisation de leur consultation

Réservé aux abonnés
Publié le 19 septembre 2019
Par Francois Pouzaud
Mettre en favori

Décidément, la signature de l’avenant conventionnel n°18 à la convention pharmaceutique entre les syndicats d’officinaux et l’Assurance maladie, qui entérine la réalisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) de l’angine en officine, moyennant une rémunération de cet acte pharmaceutique, fait réagir les médecins. Après le Syndicat des médecins libéraux (SML) hier, c’est au tour de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), aujourd’hui, jeudi 19 septembre, de monter au créneau.

Si, sur le fond, ce syndicat n’a aucune opposition de principe à la délégation des tâches placée sous protocole, même si celle-ci vient « dépouiller » le médecin des actes les plus faciles, « elle doit s’organiser entre les médecins et les autres professionnels concernés, et non sans eux », s’insurge Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. Il n’accepte pas « de découvrir, par voie de presse ou au décours d’une discussion de loi au Parlement, d’une annonce ministérielle ou de la signature d’un avenant conventionnel, ces transferts d’activité. »

En amont de toute négociation catégorielle, il demande à ce que le sujet soit débattu dans le cadre des instances interprofessionnelles. « Ces évolutions doivent être d’abord pensées et organisées par les médecins avec les autres professionnels de santé afin de garantir au patient qualité des soins et transmission des informations », plaide-t-il.

Par ailleurs, il rappelle que « la délégation est un acte de management, et en tant que tel, doit être accompagnée d’un contrôle du déléguant sur le délégataire, par le biais d’un retour d’information. »

Publicité

Face au « démantèlement sauvage du métier de médecin », le président de la CSMF en appelle à un changement de modèle économique et à une évolution des tarifs des consultations en phase avec le recentrage du médecin sur son expertise, estimant qu’ils sont aujourd’hui obsolètes pour des consultations lourdes et complexes.