Biosimilaires : les tops et les flops en ville

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Biosimilaires : les tops et les flops en ville

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Publié le 10 octobre 2019
Par Francois Pouzaud
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Lors du colloque organisé par le magazine « Pharmaceutiques », mardi 8 octobre à l’Assemblée nationale sur les biosimilaires, Stéphane Joly, président du Gemme (association des génériqueurs), a livré un aperçu de ce marché en pleine évolution. Un marché de 512 M€ (en prix fabricant HT) en 2018 (+71 % vs 2017), déjà très dynamique à l’hôpital (331 M€, +101 %) mais encore trop limité en ville (181 M€, +3 4%). On mesure le potentiel d’économies avec les biosimilaires (environ 300 M€ par an) à l’aune du marché des médicaments biologiques (8 Md€) et des objectifs pour le moins ambitieux de la Stratégie nationale de santé (80 % de biosimilaires en 2022).

A l’hôpital, la pénétration des biosimilaires est extrêmement forte à l’image du filgrastim (99 % de pénétration en 2018), alors qu’ils peinent à décoller en ville (12 % pour l’insuline glargine, 13 % pour l’étanercept, 46 % pour la folitropine alpha…).
Les vitesses de pénétration des molécules, appréciées mensuellement, sont erratiques en ville. Ainsi, à fin août 2019, sur des molécules historiques comme l’étanercept et l’insuline glargine disponibles en officine dès janvier 2017, les taux de pénétration des biosimilaires restent relativement modestes, respectivement de 28,9 % et de 22,5 %, alors que le pegfilgrastim, commercialisé en ville depuis novembre 2018 pointe déjà à 42,4 % en moins d’un an.

La pénétration de l’enoxaparine interpelle également. Lancée sur le marché de ville en août 2018, elle est partie en flèche pour atteindre 15 % en 2 mois. Et depuis, son taux de pénétration est stable à 15,3 %. A disposition des officinaux depuis un an, l’adalimumab suit une ascension plus douce mais régulière, enregistrant en août dernier une pénétration mensuelle de 15,7 %.

En ville, le potentiel des produits avec des échéances de brevets possibles d’ici à 2030 représente 1,9 billion d’euros.

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