Vaccination antigrippale : une « lettre réseau » pour préciser les modalités

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Vaccination antigrippale : une « lettre réseau » pour préciser les modalités

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Publié le 11 octobre 2019
Par Francois Pouzaud
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Les pharmaciens d’officine vont recevoir incessamment sous peu de l’Assurance maladie une « lettre réseau », détaillant les conditions et les modalités de mise en œuvre de la vaccination antigrippale à l’officine dont la campagne débutera le 15 octobre 2019 et prendra fin le 31 janvier 2020.

« Tout est bordé pour la généralisation de la vaccination antigrippale à l’officine », annonce Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Le syndicat a d’ailleurs adressé une circulaire à ses adhérents et un « mémo vaccination grippe à l’officine ». Celui-ci intègre des points abordés lors de la Commission paritaire nationale des programmes d’accompagnement (CPNPA) qui s’est tenue cette semaine entre l’Assurance maladie et les syndicats pharmaceutiques.

 

Réédition des bons égarés : avec discernement

Une nouveauté concerne les rééditions de bons de prise en charge à 100 % du vaccin par l’Assurance maladie. Pour les patients cibles ayant égaré ou n’ayant pas reçu leur bon (personnes de + de 65 ans, certaines ALD, femmes enceintes, personnes obèses, entourage du nourrisson de moins de 6 mois présentant des risques de signes de grippe grave), le pharmacien pourra le ré-édité sur le site AmeliPro.

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Un cas de figure auquel Sophie Sergent, présidente de la commission pharmacie clinique et exercice coordonné à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), entend sensibiliser les pharmaciens. « C’est le bon scanné à l’Assurance maladie qui justifie et prouve la facturation de l’acte vaccinal du pharmacien », explique-t-elle. Elle recommande donc de bien vérifier l’éligibilité des personnes dont la vaccination est autorisée et prise en charge avant d’éditer un bon vierge. De même, en cas de bon vierge édité par le médecin et remis ensuite par son patient au pharmacien, de contrôler que la personne bénéficiaire de ce bon est ciblée par les recommandations vaccinales en vigueur.