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Le vote de la semaine
Un paiement au fil de l’eau (à l’acte) sera-t-il suffisant pour vous donner envie de réaliser des entretiens et des bilans de médication ?
Brigitte Cardonnet, Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)
Les délais de paiement sont l’un des freins à la réalisation des entretiens pharmaceutiques mis en avant par la profession. Un règlement effectué dans la foulée des entretiens ne peut être que positif pour le pharmacien. Je me suis formée aux entretiens et à la vaccination, j’ai mis un local aux normes pour recevoir mes patients mais, comme je travaille seule dans mon officine, je ne réalise pour l’instant que la vaccination et encore, sur rendez-vous et à volets fermés. C’est très compliqué de tout faire, toute seule. J’espère que mon chiffre d’affaires va se développer et que je pourrai dans le futur recruter un collaborateur. Dans ces conditions, un paiement au fil de l’eau contribuerait à ce que je m’intéresse davantage aux entretiens et aux bilans de médication.
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J’ai déjà réalisé 70 bilans partagés de médication et une quinzaine d’entretiens pharmaceutiques. Une modification des modalités de paiement de ces actes ne changera rien à mon investissement dans les nouvelles missions. Il ne faut pas chercher de fausses excuses, si des pharmaciens ne font pas d’entretiens pharmaceutiques, c’est parce qu’au fond d’eux-mêmes, ils n’ont pas vraiment envie d’en faire ou ne se sentent pas à la hauteur de cet enjeu. Ils ne doivent pas non plus se cacher derrière l’argument du manque de temps. Ils n’ont qu’à en passer un peu moins avec les délégués des laboratoires pharmaceutiques. Le bouche à oreille fonctionne bien entre les patients. Ceux à qui je n’ai pas encore proposé de bilans de médication viennent eux-mêmes me le demander. C’est très gratifiant. Je passe pour un bon professionnel de santé.
Pascal Lachaise, Chenôve (Côte-d’Or)
Des avancées sur les entretiens et les bilans, c’est bien dans l’absolu mais ça ne change rien pour moi. Etre payé tout de suite de ses actes pharmaceutiques, c’est évidemment beaucoup mieux que le dispositif actuel. Ceci étant, les entretiens pharmaceutiques et les bilans de médication sont chronophages et se destinent à des pharmacies qui ont une forte part de chiffre d’affaires sur les médicaments remboursables, réalisée avec des patients atteints de maladies chroniques. Ce qui n’est pas mon cas. J’exploite une pharmacie dite « commerciale » sous enseigne Lafayette, avec une forte clientèle de passage. La délivrance d’une ordonnance représente environ 1 vente sur 5. Même si nous réalisons beaucoup de vaccinations antigrippales, je n’ai pas les mêmes objectifs et préoccupations qu’une pharmacie rurale ou de quartier.
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