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Publié le 10 janvier 2020
Par Francois Pouzaud
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Mènerez-vous les futurs entretiens pharmaceutiques des patients sous anticancéreux oraux ?

Oui

Patrick Desert, Saint-Samson-de-Bonfossé (Manche)

Les difficultés rencontrées à la réalisation des entretiens pharmaceutiques et des bilans partagés de médication, notamment les lourdeurs administratives, ont été un frein pour moi. Pour les entretiens avec des patients sous anticancéreux oraux, le contexte est différent. Ils arrivent à la veille du paiement à l’acte et des simplifications administratives. De plus, je me suis concentré depuis quelques années sur la prise en charge nutritionnelle et le rééquilibrage alimentaire des personnes souffrant de désordres alimentaires. Je sors de quatre jours de formation sur la prise en charge micronutritionnelle des patients cancéreux en période de traitement ou de rémission et sur leur remise en activité. Ces nouveaux entretiens conventionnés vont forcément me plaire ! De plus, ma pharmacie a de très bons contacts avec le centre anticancéreux de Caen (Calvados) pour préparer les sorties hospitalières.

Le suivi des patients atteints de cancers me tient à cœur car il y a beaucoup à leur apporter. Sur ce plan, ils sont loin des prescripteurs, en ce sens que les consultations avec leur médecin traitant et leur médecin oncologue sont espacées. La pharmacie est donc un relais important et se doit de créer une boucle vertueuse des soins coordonnés et de partages d’informations entre professionnels de santé dans le cadre des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Il y a quelques années, j’avais participé à une expérimentation sur la mise en place d’un outil de communication facilitant le dialogue entre les pharmaciens d’officine et les pharmaciens hospitaliers du centre anticancéreux Jean-Perrin de Clermont-Ferrand. D’une manière générale, les patients sont demandeurs d’entretiens pharmaceutiques réalisés dans un espace confidentiel, qui est un lieu d’échanges complètement différent du comptoir.

Guy Vaganay, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

En 33 ans d’exercice, je n’ai été confronté au suivi thérapeutique du patient qu’une seule fois. L’activité saisonnière de ma pharmacie et ma clientèle quasi-exclusivement de passage font que je n’ai pas l’intention de proposer un tel service qui serait vraiment plus que marginal. Ce type d’accompagnement me paraît difficile à réaliser en pratique. A l’intersaison, la pharmacie tourne en roue libre et voit rarement la population résidente qui se fournit en médicaments dans les pharmacies de la Vallée quand elle descend faire ses courses, aucun commerçant dans la station n’étant ouvert.

Jean-Luc Saatdjian, Macôt-la-Plagne (Savoie)

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