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© coronavirus, covid-19, facturation, masques chirurgicaux, USPO, FSPF, LGO, SmartRX, Isipharm, WinPharma - Pixabay
Facturation des masques chirurgicaux : les solutions provisoires créées par les éditeurs de LGO
Les éditeurs de logiciel de gestion officinal (LGO) sont sur la brèche depuis l’annonce, dimanche 10 mai, par les syndicats pharmaceutiques d’une rémunération du pharmacien à hauteur de 2 euros par acte de délivrance, pour la dispensation aux patients de masques chirurgicaux issus des stocks d’Etat. « Nos équipes techniques ont travaillé dans la nuit de dimanche à lundi en suivant les directives données par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) concernant la création dans notre base de données des deux codes CIP/ACL (libellé : « Masque CHIR » et « Masque FFP2 », TVA : 5,5%, code prestation : PHN) auxquels nous avons pu affecter un prix de vente de 0 centime d’euro, et d’un code acte PMR spécifique (libellé : « Délivrance de masques », prix de 2 € et TVA 2,1%) », détaille David Derisbourg responsable marketing Léo chez Isipharm. Grâce à une intégration automatique au LGO, « les pharmaciens équipés de la solution Léo 2.0 peuvent dès à présent facturer et récupérer cet honoraire de délivrance, mais par précaution, mieux vaut attendre quelques jours avant de télétransmettre ces codes le temps que les caisses primaires d’assurance maladie soient prêtes », conseille-t-il. Quoi qu’il en soit, cette solution serait provisoire et valable pendant une quinzaine de jours, voire moins, le temps que le cahier des charges du GIE Sesam Vitale soit établi et communiqué aux éditeurs de LGO.
La facturation des masques est également opérationnelle depuis la mise à jour automatique à 13 heures, ce 11 mai, de la base produits du LGO de Winpharma. « Nous avons collé une rustine technique dans le logiciel en attendant d’avoir une réponse du cabinet technique du GIE Sesam-Vitale », indique Pierre Montigny, directeur commercial et du développement chez Winpharma.
Du côté de Smart-RX, on se montre plus attentiste et prudent. « A l’instant t, il n’y a rien d’officiel, nous attendons que les modalités techniques soient fixées pour proposer une mise à jour du LGO, nous serons le plus réactif possible pour la déployer sur tout le parc informatique », promet Stéphane Roux, directeur de la recherche et développement de Smart-RX. Il suit les consignes du jour de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) qui rappelle qu’en l’absence de prorogation officielle de l’état d’urgence sanitaire, aucune mesure ne peut s’appliquer avant le mardi 12 mai. Par conséquent, si des patients ont besoin de masques en urgence et qu’ils disposent d’une prescription médicale, Gilles Bonnefond, président de l’USPO, invite les pharmaciens « à les fournir et à les facturer a posteriori lorsque la procédure sera validée et incluse dans les chaines de liquidation de la Cnam ».
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