Les cabines de cryothérapie sont-elles vraiment bénéfiques ?

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Publié le 9 janvier 2021
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Cette technique consistant à exposer l’organisme pendant 2 à 3 minutes à un froid sec intense allant de – 110 à – 170 °C (corps entier, tête comprise) ou de – 110 à – 195 °C (corps partiel) était à l’origine destinée aux sportifs de haut niveau, afin de prévenir ou de traiter les douleurs musculaires après l’effort. Elle est désormais proposée à des patients douloureux atteints de maladies inflammatoires ou neurologiques (fibromyalgie, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques, psoriasis, etc.). Voire en dehors de tout contexte pathologique, pour se sentir bien ou pour des considérations esthétiques. Pour les experts, les mécanismes biologiques proposés pour expliquer l’effet bénéfique du froid sont diversement convaincants et insuffisants. Les résultats positifs, quand ils existent, sont modestes et mesurés uniquement à très court terme. Des études scientifiques complémentaires sont nécessaires. La cryothérapie corps entier expose par ailleurs à des effets secondaires bien réels : brûlures locales au 1er ou au 2e degré, céphalées ou accentuation des douleurs présentes, urticaire chronique au froid, intolérance digestive, amnésie globale transitoire, etc. En tout état de cause, la cryothérapie ne peut en aucune façon revendiquer de traiter efficacement des cancers ou d’autres maladies somatiques sévères.

Source : rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), « Evaluation de l’efficacité et de la sécurité de la cryothérapie du corps entier à visée thérapeutique », juin 2019.

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