Vente des autotests Covid-19 aux moins de 15 ans : encore un peu de patience

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Vente des autotests Covid-19 aux moins de 15 ans : encore un peu de patience

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Publié le 27 avril 2021
Par Francois Pouzaud
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Un arrêté du 10 avril publié au Journal officiel le 11 avril autorise les pharmaciens à délivrer des autotests antigéniques de détection du Sars-CoV-2 sur prélèvement nasal « aux personnes asymptomatiques de plus de quinze ans pour leur seul usage personnel ». « Cet arrêté du 10 avril va lui-même être modifié », annonce Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), suite à la levée de la limite d’âge par la Haute Autorité de santé (HAS) pour l’utilisation des tests antigéniques sur prélèvement nasal. A la lumière de nouveaux travaux sur ces tests (disponibles sous forme de tests de diagnostic rapide, de tests rapides d’orientation diagnostique ou Trod, et d’autotests), la HAS a recommandé ce 26 avril d’étendre l’utilisation des tests antigéniques sur prélèvement nasal en milieu scolaire aux enfants de moins de 15 ans.

Ce nouvel arrêté ne change rien au circuit d’approvisionnement des établissements scolaires en autotests de la dotation Etat qui exclut les pharmaciens. Mais, en marge de leur mise à disposition gratuite dans ces structures, ces tests pouront, après publication du nouvel arrêté, être réalisés chez les enfants en dehors d’un dépistage de masse et être vendus à des parents ou à des enfants mineurs (sur présentation d’une autorisation parentale) pour une utilisation ponctuelle dans le contexte familial.

« Maintenant, nous discutons avec le ministère de la Santé de la possibilité d’autoriser les pharmaciens à faire un prélèvement nasal pour la réalisation de tests antigéniques en officine chez les personnes symptomatiques, adultes et enfants, qui ne supportent pas le prélèvement naso-pharyngé, compte tenu que la charge virale présentée par ces personnes est suffisante au regard des modalités de recueil et des performances de sensibilité des tests antigéniques », signale Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). 

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