Vaccination anti-Covid-19 : la bataille de l’été des pharmaciens

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Vaccination anti-Covid-19 : la bataille de l’été des pharmaciens

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Publié le 5 juillet 2021
Par Francois Pouzaud
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Alors que l’affluence dans les centres de vaccination et en officine diminue à l’approche des vacances d’été, « une nouvelle course contre la montre est lancée », a déclaré Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) lors du dernier webinar de ce syndicat avant la pause estivale. « Il s’agit de gagner cette nouvelle bagarre contre le Covid-19 pour éviter une catastrophe sanitaire à la rentrée avec le variant Delta », a-t-il poursuivi. Pour prévenir la 4e vague annoncée, l’USPO appelle les pharmaciens à s’investir de nouveau et à travailler à la « reconquête » des patients réfractaires à la vaccination. « 20 % de la population française y est fortement réticente mais nous pouvons faire changer d’avis les 15 à 20 % qui ne souhaitent pas se faire vacciner dans l’urgence », a exhorté Gilles Bonnefond, conseiller du président de l’USPO.

Ayant été reçu par le ministre de la santé, l’USPO a présenté 4 propositions permettant de transformer cet essai, le pharmacien étant le premier professionnel de santé effecteur de la vaccination : organiser une campagne de communication du type « tous sur le pont pour vacciner » cosignée par le gouvernement, les deux syndicats pharmaceutiques et l’Ordre des pharmaciens, mettre en place un honoraire administratif pour l’organisation des listes de patients « car les pharmaciens ne bénéficient pas d’un Doctolib gratuit », un accès à tous les vaccins et une revalorisation de la proposition du prix des tests sérologiques qui ne laisse aujourd’hui qu’une marge nette de 2 € par test réalisé.

L’USPO suggère de télécharger sur le site sante.fr une affiche indiquant « qu’en pharmacie on vaccine avec tous les vaccins » avec propositions de créneaux de rendez-vous, et, concernant l’approvisionnement en vaccins de Pfizer en centres de vaccination (flacons entiers ou seringues préremplies à utiliser dans les 6 h), de mettre en place un service mutualisé entre pharmaciens pour éviter des déplacements inutiles à l’instar de ce que font les pharmaciens du Val d’Oise.

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