Tests antigéniques : une situation de burn-out ?

Tests antigéniques : une situation de burn-out ?

Publié le 10 janvier 2022
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Dans sa pharmacie de Pantin en Seine Saint Denis, Collins Dongmo témoigne d’une fatigue qui s’accumule. Dans son officine, il observe le défilé des patients qui viennent se faire tester. Un défilé dans lequel les enfants sont de plus en plus nombreux. 

«  Ça devient douloureux pour nous, on est réellement en burn-out et on continue à le faire, mais vraiment en puisant dans nos ressources, par obligation et solidarité citoyennes. Autrement, franchement, on ne viendrait plus travailler parce qu’on n’en peut plus. C’est très épuisant. », raconte Collins Dongmo, titulaire à Pantin (Seine-Saint-Denis). Pour lui, comme pour ses confrères partout en France, les jours se suivent et se ressemblent : des tests encore et encore. Avec une nouvelle patientèle qui a fait son apparition : les enfants. Depuis le lundi 3 janvier, jour de la rentrée scolaire après les vacances de Noël, un test sur quatre les concerne.

« On teste beaucoup. Et nous d’ailleurs, on se pose la question de la nécessité d’autant de tests, surtout par rapport au protocole scolaire. On nous envoie des enfants de quatre à six ans à tester, et dans la pratique, il y a des fois où on n’y arrive pas. Par moments, les enfants ne comprennent pas pourquoi on les expose à autant de contraintes. Donc, on a le sentiment que le protocole scolaire est un peu trop poussé, surtout pour les jeunes enfants. », conclut Collins Dongmo.

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