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Faut-il limiter la consommation de vitamine C chez les patients sous anticancéreux ?
Une étude parue en octobre 2008 dans la revue Cancer Research a ravivé la controverse. L’étude a été réalisée sur des systèmes cellulaires et chez des souris porteuses de xénogreffes tumorales. Elle montre que la vitamine C peut, expérimentalement, antagoniser les effets cytotoxiques de nombreux médicaments anticancéreux : la doxorubicine, le cisplatine, la vincristine, le méthotrexate et l’imatinib. Ce constat est surprenant car les mécanismes d’action de ces anticancéreux sont différents les uns des autres.
Cependant, les auteurs démontrent que cet effet de la vitamine C n’était pas lié à son action antioxydante. Il semble que les anticancéreux testés soient tous susceptibles d’entraîner une dépolarisation de la membrane mitochondriale jouant un rôle dans la mort cellulaire. C’est cette dépolarisation qui serait inhibée par la vitamine C et expliquerait donc la diminution de l’effet cytotoxique. Cette étude est donc très intéressante sur le plan mécanistique et relance la question de l’intérêt d’utiliser la vitamine C chez les patients atteints de cancer. Néanmoins, comme le soulignent les auteurs, ces résultats doivent être confirmés dans d’autres modèles cellulaires ou animaux et, surtout, par des essais cliniques. Pour l’instant, ces résultats sont trop préliminaires pour établir de nouvelles recommandations.
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