Rémunération des répartiteurs : Agnès Buzyn s’engage à faire aboutir les négociations

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Rémunération des répartiteurs : Agnès Buzyn s’engage à faire aboutir les négociations

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Publié le 26 octobre 2018
Par Francois Pouzaud
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Dans l’attente d’une réforme structurelle de sa rémunération depuis plusieurs années, la répartition reprend espoir. Constatant que les discussions avec le gouvernement sur un nouveau modèle de financement n’ont toujours pas abouti, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, s’est engagée à ce que ces travaux conduits sous l’égide de la Direction de la sécurité sociale (DSS) soient terminés au premier trimestre 2019.  
Cette réponse, adressée à plusieurs députés l’ayant interpellée sur la situation critique des répartiteurs dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, a été accueillie positivement par la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP). « Nous prenons acte des bonnes intentions de notre ministre de la Santé, en espérant que, contrairement aux années précédentes, cette négociation sur la refonte de la rémunération de la distribution en gros du médicament sera rapidement menée à son terme », déclare Emmanuel Déchin, délégué général de la CSRP. 
En revanche, « nous regrettons que notre demande de suppression de la taxe sur les ventes en gros de médicaments n’ait pas été entendue car elle constitue une charge totalement disproportionnée dans notre modèle économique, qui pèse sur les comptes de résultat de nos entreprises ».  
Chaque année, la répartition s’acquitte de 200 millions d’euros de taxes et contributions, représentant 20 % de la marge et 80 % de son excédent brut d’exploitation (EBE).
A défaut de voir cette mesure d’urgence adoptée dans le PLFSS pour 2019, la CSRP espère se faire entendre sur ses autres revendications, à savoir : une rémunération spécifique au générique sous forme de forfait à la boîte, et pour les autres médicaments, une rémunération constituée pour moitié d’une composante variable, et pour l’autre moitié d’une marge fixe permettant de la rendre moins sensible aux futures baisses de prix sur le médicament, une rémunération supplémentaire sur les produits thermosensibles et les stupéfiants.




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