Nouvelle rémunération : des chiffres positifs en février !

© Les chiffres de février se remettent à niveau - Pixabay/BrunO

Nouvelle rémunération : des chiffres positifs en février !

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Publié le 16 mars 2018
Par Francois Pouzaud
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Après un mois de janvier en baisse semant le doute sur la pertinence de la réforme de la rémunération des pharmaciens, cette dernière cire au vert en février sur le médicament remboursable avec un gain de près de 2,4 millions d’euros (+ 0,59 %, données IQVIA-Pharmastat) par rapport au même mois de l’année 2017. 
Le chiffre d’affaires TTC (honoraires compris) progresse également de manière équivalente (+ 0,53 %).  « C’est la première fois depuis janvier 2017, un mois marqué par de la pathologie, que la rémunération progresse », souligne Gilles Bonnefond, président de l’USPO, ajoutant que cette hausse est de + 0,29 % sur la partie du remboursable présentée au remboursement. C’est le regain des pathologies ORL et un épisode de gastroentérites qui sont à l’origine de la hausse des unités (+ 0,64 %), mais que l’on ne retrouve ni au niveau des volumes d’ordonnances (- 1,49 %) ni des ordonnances de 5 lignes et plus (- 0,89 %).  On déduit de l’analyse de ces chiffres que, pour des maux bénins, les patients se sont soignés sans consulter leur médecin.
« En mai 2017, l’évolution du nombre des unités et du chiffre d’affaires des médicaments remboursables était comparable, respectivement de + 0,44 % et de + 0,87 %, mais malgré cela la rémunération avait chuté de 0,71%, cela montre bien l’effet positif de la réforme et qu’elle apporte des ressources supplémentaires », argue Gilles Bonnefond.

Commentant à son tour les chiffres de février, Philippe Gaertner, président de la FSPF, trouve que pour un bon mois, le score de février n’est pas spectaculaire, et même bien-deçà des prévisions de gains de la réforme. « Il faudrait normalement être sur un rythme de croissance mensuelle de 6 millions d’euros, or avec les baisses de prix, nous ne sommes qu’à 2,4 millions. » Par ailleurs, il constate que l’honoraire à la boîte de 1 €, décrié par l’USPO, participe pour plus de 50 % à l’augmentation de la rémunération. « Je maintiens malheureusement les perspectives négatives faites par la FSPF sur l’année 2018 », conclut-il.

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