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Réforme des retraites : les libéraux proposent un compromis
La réforme des retraites faisant converger la quarantaine de régimes de retraite en un système « universel » ne sera dévoilée qu’à la fin de l’été. Pour autant, l’association Pro’action retraite, créée en juillet 2018 à l’initiative de plusieurs caisses de retraite gérant la protection sociale de professionnels indépendants (pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, vétérinaires, experts comptables, notaires), a organisé un colloque au Palais Brongniart à Paris, mardi 25 juin, pour défendre la pertinence de leur modèle tout en s’inscrivant dans la réforme voulue par le Président de la République.
Une étude Harris Interactive réalisée juste avant la tenue du colloque montre que 84 % des indépendants aspirent à une évolution du système de retraite qui les concerne mais que la réforme doit tenir compte des spécificités de leur régime professionnel de retraite. Pour les libéraux, cet attachement est encore plus fort. Parce qu’ils financent seul leur protection sociale par prélèvement et investissements sur leur chiffre d’affaires, 90 % souhaitent une modulation de leurs cotisations au fil de leur parcours professionnel, 84 % une valeur du point fixée par les représentants de leur profession et 79 % une gestion de leur régime de retraite dans son ensemble par leur caisse.
Au vu des débats en présence de politiques, d’économistes, de représentants des entreprises, de libéraux et de partenaires sociaux, le système universel ne sera pas un régime unique, et les spécificités ne pourront pas ne pas être prises en compte. Une ouverture sur laquelle mise Monique Durand, présidente de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour sauver les meubles. Sur le taux de cotisation unique de 28 %, elle a rappelé que « le différentiel avec l’actuelle cotisation obligatoire (de 11,97 %) ne pourra pas être absorbé par les capacités contributives des affiliés. » A priori, un système mixte et progressif, par paliers, serait envisagé pour lisser la hausse des cotisations.
Enfin, le bon compromis pour les libéraux serait un régime universel à trois piliers : un premier qui serait le socle commun (en répartition) pour garantir une retraite minimum vieillesse, un second autour des retraites complémentaires (par capitalisation) gérées obligatoirement par les régimes professionnels et un troisième correspondant à un régime individuel de capitalisation géré par le cotisant lui-même.
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