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© Réforme des retraites, rapport, Delevoy, CAVPe, partenaires sociaux, régimes spéciaux, cotisation, point, assiette, taux plein - iStock
Réforme des retraites : la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens n’a pas dit son dernier mot
Monique Durand, présidente de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP), a accueilli de manière plus que mitigée les préconisations du haut-commissaire à la réforme des retraites rendues publiques le jeudi 18 juillet, à l’occasion de la remise de son rapport au gouvernement. « La CAVP n’adhère pas aux préconisations présentées le 18 juillet 2019 par Jean-Paul Delevoye et réaffirme sa volonté de prendre part aux négociations souhaitées par le Premier ministre pour promouvoir le modèle de retraite des pharmaciens libéraux associant répartition et capitalisation », déclare-t-elle.
La réforme des retraites avec son régime universel vise, en effet, à supprimer les régimes spéciaux dont font partie les régimes professionnels des libéraux. Or, Monique Durand ne voit pas l’intérêt de faire disparaître « un modèle performant, durable et solidaire, adopté par de nombreux pays européens, qui répond aux enjeux de la protection sociale de demain. » Depuis le début des consultations et concertations lancées par le Haut-Commissaire, elle ne cesse de répéter qu’elle n’est pas opposée à la mise en place d’un régime universel dès lors qu’il permet à la profession de maintenir un régime professionnel complémentaire par répartition et par capitalisation obligatoire. Elle explique que le régime de base, commun à l’ensemble des professionnels libéraux, est déjà très solidaire. « Les libéraux cotisent à un taux de 8,23 % dans la première tranche et à un taux de 1,87 % dans la seconde tranche avec des droits minimum, de façon à financer la solidarité. »
Autres points d’inquiétude de la CAVP : le taux de cotisation unique annoncé à 28,12 % et le lissage prévu pour les indépendants au niveau de l’assiette entre un et trois plafonds de sécurité sociale (PASS), soit entre 40 000 € et 120 000 €. Mais aussi le système de gouvernance qui serait mis en place et ferait perdre aux libéraux leur autonomie de gestion. « Nous préférons un régime géré par des pharmaciens qui vont piloter, gouverner le régime eux-mêmes, qui choisiront les paramètres en fonction des revenus des confrères et des spécificités du moment au lieu d’être dans un système commun à tous les Français où nous ne piloterons plus rien. »
Alors que les négociations et consultations reprendront à la rentrée, la présidente de la CAVP entend repartir au combat pour « demander que le principe d’autonomie et d’autoréglementation des professions libérales soit préservé au nom de l’intérêt général et que les spécificités professionnelles des pharmaciens libéraux soient reconnues. »
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