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- Réforme des retraites : elle se traduira pour les pharmaciens par une baisse des cotisations et des pensions
© Jean-Paul Delevoye - DR
Réforme des retraites : elle se traduira pour les pharmaciens par une baisse des cotisations et des pensions
Réuni le 4 septembre à Paris, le conseil national de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a rejeté le projet de réforme dessiné dans le rapport du haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, dans une motion adoptée le même jour par les 67 organisations membres de cette organisation patronale. L’UNAPL mise sur la nouvelle phase de négociation qui s’ouvre dès demain à Matignon avec le premier ministre, pour continuer à faire bouger les lignes et défendre les intérêts de tous les professionnels libéraux. Elle invite, à cette occasion, Jean-Paul Delevoye, « à jouer cartes sur table ».
Le manque de transparence sur les chiffres est l’un des griefs rapportés par Michel Picon, président de l’UNAPL. « Nous attendons des simulations précises et sincères », appelle-t-il de ses vœux.
L’UNAPL, de son côté, a déjà fait ses calculs. Elle s’est livrée à une analyse des conséquences de la mise en œuvre du régime universel (RU) tel qu’envisagé par le rapport, et a effectué la comparaison avec le système actuel des professionnels libéraux.
Elle constate que l’institution d’un RU avec un plafond de cotisations élevé à 3 fois le PASS (plafond annuel de Sécurité sociale), avec un taux de 28,12 % de cotisation jusqu’à 1 PASS (environ 40 000 €), comme il est prévu, entraînerait un déséquilibre majeur. « Certains libéraux verraient leur cotisations presque doubler, d’autres constateraient une réduction de leurs pensions (avec des cotisations tantôt à la hausse, tantôt à la baisse) », précise Michel Picon.
Manifestations et fermetures d’officines au programme
Selon ses estimations, la pharmacie d’officine appartient à la catégorie des libéraux à cotisations plus élevées (au-delà de 30 % sous 1 PASS) que les taux cibles du RU, avec des rendements de l’ordre de 5 %. En RU, les cotisations des pharmaciens baisseront ainsi que les pensions servies, avec une période de transition sur 15 ans à partir de 2025.
Dans la motion adoptée, l’UNAPL refuse en bloc tout bouleversement du niveau des cotisations (taux et montant) et des pensions, l’intégration de ses réserves (27 milliards d’euros) au sein du régime général, souhaite limiter le RU à un régime de base au maximum de 1,5 PASS (607 86 €), estimant qu’au-delà les régimes complémentaires par capitalisations seraient condamnés, et maintenir des spécificités pour les professionnels libéraux. Enfin, elle demande à être associée à la future gouvernance prévue dans le rapport et à surseoir au projet de recouvrement des cotisations par l’Urssaf.
Si le gouvernement ne lui donne pas satisfaction sur tous ces points, le président de l’UNAPL annonce « organiser un mouvement d’ampleur nationale des professions libérales, au travers de fermetures des cabinets médicaux, des officines… et de manifestations. »
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