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Publié le 24 mars 2017
Par Francois Pouzaud
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Avez-vous dès à présent intégré les bonnes pratiques de dispensation applicables depuis le 1 er février ?

OUI

Ma pharmacie étant certifiée ISO 9001/ QMS Pharma, les bonnes pratiques de dispensation sont d’ores et déjà intégrées à 95 % dans la démarche qualité dans laquelle nous sommes engagés. Leur application va donc très peu modifier nos pratiques au comptoir et ne rien changer à la qualité de notre dispensation. Ce qui nous est demandé, c’est de formaliser un peu plus ce que l’on fait quand on délivre une ordonnance ou un conseil, avoir des traces écrites. Il est évident que nous nous adapterons aux nouvelles normes mais il ne faut pas que cela devienne une usine à gaz. Les éditeurs de logiciels de gestion officinale devront mettre au point des solutions pour nous faciliter la tâche, établir des procédures où chaque étape devra être validée pour pouvoir passer à la suivante.
Francis Voltz, Molsheim (Bas-Rhin)

NON

Je n’ai pas encore pris connaissance du texte, je n’ai donc pas pu mettre ces dispositions en place. Si de nouvelles procédures de dispensation sont prévues, c’est qu’elles sont nécessaires. Je vais donc les relayer auprès de mon équipe. Jusqu’ici, nous nous sommes toujours efforcés de respecter les règles en vigueur, qu’il s’agisse de la vérification de l’ordonnance, de la délivrance des médicaments, d’un conseil ou d’une opération moins courante, telle que le traitement d’une alerte sanitaire. Par exemple, nous éditons un plan de posologies quand l’ordonnance n’est pas claire pour le patient et y rajoutons des conseils écrits. L’application des bonnes pratiques devrait donc, dans notre pharmacie, se limiter à quelques ajustements à la marge.
Philippe Farrero, Bretteville-sur-Odon (Calvados)

NON

J’avoue ne pas m’y être intéressé pour l’instant. On nous demande de faire tellement de choses nouvelles en tant que professionnel de santé ! Les entretiens pharmaceutiques, et bientôt la vaccination, les bilans de médication, l’observance… On n’a pas le temps de mettre en place un service, qu’il faut déjà penser au suivant. Je ne suis pas opposé à toutes ces évolutions du métier mais il faut comprendre que, compte tenu de notre charge de travail quotidienne, elles ne peuvent pas se faire du jour au lendemain. Les bonnes pratiques de bonne dispensation faisant partie de notre cœur de métier, je vais en parler prochainement à mon équipe.
Jean-Marc Moingeon, Goux-les-Usiers (Doubs)