Economie de l’officine : comment les pharmaciens jugent leur situation 

Economie de l’officine : comment les pharmaciens jugent leur situation 

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Publié le 15 février 2021
Par Francois Pouzaud
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Alors qu’approche à grand pas la renégociation de la future convention avec l’Assurance maladie, 6 277 pharmaciens ont répondu à la Grande consultation des pharmaciens lancée par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) le 14 janvier et clôturée le 11 février dernier. Sur la situation économique actuelle de leur officine, 48 % des répondants la jugent moyenne et 37 % bonne. Seul un pharmacien sur dix la qualifie de mauvaise. Une majorité (70,4 %) estime néanmoins qu’elle s’est dégradée durant les dernières années, tandis que 88 % considèrent que la rémunération de la dispensation du médicament est en-deçà du travail fourni.


Alléger la e-paperasse

Les pharmaciens souhaitent aussi qu’ils soient davantage pris en considération en tant que professionnel de santé par les autorités de tutelle et cela passe par un allègement des contraintes administratives. Malgré la dématérialisation des tâches, 61 % des pharmaciens répondent qu’elles prennent plus de temps qu’avant. L’arrivée du digital a même pour un tiers d’entre eux complexifier l’exercice de leurs missions. Les acteurs conventionnels auront donc à s’employer à alléger la e-paperasse car 69 % des pharmaciens se déclarent prêts à embrasser de nouvelles missions (la livraison des médicaments à domicile est la plus demandée).

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En tout cas, pas dans le cadre d’un exercice coordonné des soins sous couvert d’une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), cette structure ne recueillant que 28 % des suffrages (et moins de 6 % pour une équipe de soins primaires). Est-ce un manque d’information sur les structures d’exercice coordonnée ? 43 % les trouvent inadaptées, alors que les CPTS représentent une usine à gaz pour 39 % des répondants, et une opportunité pour seulement 25,5 % d’entre eux.