Dispensation sous protocole : ce n’est pas ce qui était attendu

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Dispensation sous protocole : ce n’est pas ce qui était attendu

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Publié le 5 octobre 2020
Par Francois Pouzaud
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Les syndicats pharmaceutiques ont violemment réagi aux dispositions contenues dans l’arrêté du 10 septembre sur les protocoles de soins et récemment promulgué. « C’est une honte, ce n’est pas du tout ce que la profession et les Français attendaient. Ce texte pondu par des technocrates est bien loin de l’esprit des amendements déposés par Thomas Mesnier, député LREM de Charente et rapporteur général de la loi de Santé », condamne Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), sans même porter de jugement sur les conditions de rémunération des professionnels de santé délégués.

« Nous n’avons même pas été consultés, cet arrêté neutralise totalement l’intérêt des protocoles de coopération relatifs aux soins non programmés et crée une médecine à deux vitesses car tous les Français n’ont pas à proximité de chez eux une maison de santé ou un centre de santé », ne décolère pas Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

Sur le principe de verser la rémunération directement à la structure pluri-professionnelle pour ensuite la partager entre les professionnels de santé impliqués dans le protocole, il craint que cela soit une source de conflits. « Il paraît plus logique de verser directement cette rémunération au professionnel qui dispense sous protocole, de plus, le texte est complètement muet sur la facturation des médicaments dispensés », fait remarquer le président de l’USPO.

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