Sophidone

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Publié le 20 février 2010
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Comment délivrer ?

– Stupéfiant.

– Remb. SS à 65 %.

– Prescription en toutes lettres, par tout médecin, sur une ordonnance sécurisée pour une durée maximale de 28 jours.

– Délivrance sans fractionnement.

– Ne délivrer l’ordonnance dans sa totalité que si elle est présentée dans les 3 jours suivant sa date d’établissement. Au-delà de ce délai, ne délivrer que la durée de traitement restant à courir.

– Mentionner sur la prescription : la date de dispensation, la quantité délivrée en unités de prise, le numéro d’ordonnancier. Apposer le cachet de l’officine.

– Conserver une copie de l’ordonnance pendant 3 ans.

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A savoir au comptoir

– Indication

Douleurs intenses d’origine cancéreuse en cas de résistance ou d’intolérance à la morphine.

– Posologies

– Lors de l’initiation du traitement, la posologie dépend de l’intensité de la douleur et de la dose antérieure de morphine administrée au patient. Une dose de 4 mg d’hydromorphone équivaut à 30 mg de sulfate de morphine.

– Posologie réduite chez la personne âgée, l’insuffisant rénal et l’insuffisant hépatique.

– Enfant de 7 à 15 ans : administration à envisager de manière exceptionnelle sous surveillance médicale attentive.

– Adaptations posologiques : ne pas s’attarder plus de 24 à 48 heures sur une posologie insuffisante. Il n’existe pas de limite supérieure de dose tant que les effets indésirables sont contrôlés.

– Grossesse et allaitement

– Déconseillée pendant la grossesse (données cliniques insuffisantes). Surveillance prénatale en cas de prise par une femme enceinte.

– Contre-indiquée en cas d’allaitement en raison de son administration chronique.

– Interactions

– Association contre-indiquée avec les agonistes-antagonistes morphiniques (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine) : risque d’apparition d’un syndrome de sevrage.

Contre-indication également avec les IMAO sélectifs ou non (risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique). Un délai de 15 jours doit être respecté entre l’arrêt d’un IMAO et l’instauration d’un traitement par hydromorphone.

– Déconseillés : naltrexone (risque de diminution de l’effet antalgique, augmenter si besoin les doses de morphine), alcool (majoration de la sédation morphinique).

– Précaution d’emploi avec les autres analgésiques agonistes morphiniques, les antitussifs morphine-like, les benzodiazépines et apparentés et les barbituriques du fait d’un risque majoré de dépression respiratoire. Par ailleurs, l’association d’hydromorphone avec d’autres médicaments sédatifs majore le risque de dépression centrale, pouvant rendre dangereuse la conduite.

– Contre-indications

– Enfant de moins de 7 ans.

– Douleur aiguë.

– Insuffisance respiratoire décompensée.

– Insuffisance hépatocellulaire sévère.

– Epilepsie non contrôlée.

Dites-le au patient

– Modalités d’administration

– Avaler les gélules entières, sans les mâcher.

– Dans le cas où les gélules ne pourraient être avalées, possibilité d’administrer leur contenu directement dans un aliment semi-solide (purée, yaourt, compote…).

– Administrer les gélules LP toutes les 12 heures.

– Conservation

A l’abri de l’humidité à une température #lt; 25 °C.

– Effets indésirables

– Les plus fréquents : nausées, vomissements, confusion, somnolence (habituellement transitoires). Constipation (traitement préventif systématique).

– Autres effets indésirables : sédation (ne pas conduire de véhicule ni utiliser de machine, surtout en début de traitement), excitation, cauchemars, dépression respiratoire, augmentation de la pression intracrânienne, rétention urinaire (dans les cas d’adénome de la prostate ou de sténose urétrale), syndrome de sevrage en cas d’arrêt trop brutal du traitement.

– Surveillance spécifique

– Evaluation régulière du niveau de douleur (quotidienne en début de traitement).

– Evaluation régulière de la tolérance : constipation, syndrome occlusif, somnolence signant un début de dépression respiratoire en cas de surdosage.

FICHE TECHNIQUE

-Hydromorphone (chlorhydrate) 4 mg pour une gélule à libération prolongée ; boîte de 14 gélules, 13,57 Û, AMM : 348 901.3.

-Hydromorphone (chlorhydrate) 8 mg pour une gélule à libération prolongée ; boîte de 14 gélules, 25,31 Û, AMM : 348 904.2.

-Hydromorphone (chlorhydrate) 16 mg pour une gélule à libération prolongée ; boîte de 14 gélules, 44,90 Û, AMM : 348 906.5.

-Hydromorphone (chlorhydrate) 24 mg pour une gélule à libération prolongée ; boîte de 14 gélules, 61,36 Û, AMM : 348 908.8.

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