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Publié le 6 mars 2010
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Acné : vive l’isotrétinoïne et les pilules contraceptives !

En mars, Avantages présente le Roaccutane comme « une arme de pointe » dans la guerre des boutons à l’adolescence, lui octroyant une « efficacité redoutable »… Première erreur : les capsules de Roaccutane ne sont plus commercialisées depuis septembre 2008. Au comptoir, vous délivrez des génériques du Roaccutane (Conteacné Gé, Curacné Gé, Isotrétinoïne Teva, Procuta Gé). Parlons donc en DC ! L’isotrétinoïne est ensuite positionnée comme médicament anti-androgénique, luttant contre les hormones mâles. Autre faute. L’isotrétinoïne inhibe la sécrétion sébacée réduisant indirectement le nombre de bactéries se multipliant dans le sébum, réduit l’inflammation et empêche l’hyperkératinisation. Certes un dermatologue précise que ce médicament n’est envisagé qu’« après l’échec des autres traitements ». Heureusement. Pourquoi ne pas ajouter que l’isotrétinoïne est réservé aux acnés graves et sévères, voire aux acnés qui ne se sont pas améliorées après un traitement à base d’antibiotiques par voir orale et d’autres topiques ? Quant à la question de la contraception sous isotrétinoïne, elle est soi-disant recommandée ! Pas question de test de grossesse avant chaque délivrance, ni de contraception efficace obligatoire, ni de prescription mensuelle… L’article termine en mélangeant allègrement contraception sous isotrétinoïne et « pilule contraceptive » à visée antiacnéique !

Soigner son mal de gorge

Dans sa double page intitulée « Du nouveau contre le mal de gorge », Top Santé veut aider les patients à s’y retrouver parmi les nombreux médicaments conseil disponibles dans cette indication. Six références sont sélectionnées : Drill sans sucre à l’anis, Strefen et Lysopadol pour les pastilles, Hexaspray, Activox spray apaisant et Désomédine au rang des collutoires. Autant dire que certaines sont loin d’être « nouvelles » ! Pour chaque produit sont détaillés : son action, sa posologie, son prix, ses plus, ses moins et l’avis de la rédaction. Mais, concernant Strefen, aucune mention du fait que cet AINS ne doive pas être associé à d’autres anti-inflammatoires ou puisse déséquilibrer les traitements anticoagulants. Regrettons aussi la trop faible mise en avant de la contre-indication de Strefen en fin de grossesse. A vous de jouer !

Roséole et traitement

Top Santé publie une question de maman au sujet d’une roséole diagnostiquée chez son fils âgé d’un an. C’est un médecin généraliste qui répond. Il rassure sur le caractère bénin de la virose et conseille, pour faire tomber la fièvre, « de rafraîchir l’enfant et de lui donner du paracétamol ou de l’aspirine ». Drôle de recommandation puisque l’aspirine, comme les autres AINS, sont déconseillés chez l’enfant en cas d’infection virale afin de limiter les risques du rare mais gravissime syndrome de Reye !

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