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Les prescriptions associant Rhinadvil et Derinox sont courantes à l’officine. Quels sont les risques d’une telle interaction ?

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Publié le 18 décembre 2010
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Réponse. L’association de chlorhydrate de pseudoéphédrine (dans Rhinadvil), sympathomimétique indirect, et de naphazoline (dans Derinox), sympathomimétique alpha, est contre-indiquée, que les principes actifs soient administrés par voie orale et/ou par voie nasale. La prise concomitante de ces molécules expose le patient à un risque de vasoconstriction et/ou de crises hypertensives. Dans la pratique courante, la notification de complications neurologiques secondaires à la prise de sympathomimétiques (AVC) reste rare mais est en augmentation. Pour le centre régional de pharmacovigilance de Toulouse, « le risque d’effet indésirable neurologique central grave (AVC notamment) avec les vasoconstricteurs nasaux est peu acceptable en regard de l’aspect bénin d’un rhume et du peu d’efficacité prouvée de ces produits. » L’Afssaps rappelle en introduction du Thesaurus que la contre-indication d’une association revêt un caractère absolu et ne doit pas être transgressée.

Sources : Thesaurus, CRPV de Montpellier.

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