La dose admissible d’aspartame serait basée sur des études fantômes

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Publié le 4 juin 2011 | modifié le 19 août 2025
Par Géraldine Galan
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Ni l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), ni la Commission européenne ne disposent du dossier de demande d’autorisation de l’aspartame en Europe. C’est en substance le contenu de la réponse adressée par l’Efsa au Réseau environnement santé (RES) suite à sa demande d’obtention des études sur lesquelles repose la fixation de la dose journalière admissible de l’aspartame. Le RES rappelle en outre que ces études « n’ont jamais été publiées dans une revue scientifique ».

Par ailleurs, les résultats d’une étude danoise menée sur près de 60 000 femmes enceintes, publiés en septembre 2010 et récemment approuvés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), démontrent une relation dose-effet statistiquement significative entre la consommation de boissons édulcorées et la fréquence d’accouchements prématurés pour des consommations d’au moins une canette de soda « light » par jour.

Pas d’édulcorants pendant la grossesse

Face à ces constats et au bénéfice non démontré de la consommation d’édulcorants, notamment en termes de contrôle du poids, les sages-femmes, médecins et universitaires du RES réitèrent leur demande de recommandations officielles pour que la consommation d’édulcorants intenses soit déconseillée aux femmes enceintes. L’Efsa a par ailleurs annoncé qu’une réévaluation de la sécurité de l’aspartame était prévue au niveau européen. Les résultats seraient attendus « d’ici l’été 2012 ».

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