Entre baisse de l’ONDAM et hausse de TVA, le médicament trinque

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Publié le 12 novembre 2011
Par Magali Clausener
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La nouvelle est tombée le 7 novembre : parmi les mesures d’austérité visant à économiser 17,4 milliards d’euros en 2016, dont 7 en 2012, figure la baisse de l’ONDAM à 2,5 %, contre 2,8 % prévu dans le PLFSS 2012. Ce qui implique 500 millions d’euros d’économies supplémentaires. Si, à l’heure où nous écrivons ces lignes, les derniers arbitrages n’ont pas été encore pris, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a déjà annoncé la couleur dans les médias : les baisses de prix des médicaments, princeps et génériques, vont se poursuivre et représenter « un tiers au moins des 500 millions ». Les professionnels de santé devraient également être mis à contribution. Valérie Pécresse, ministre du Budget, a précisé qu’un PLFSS rectificatif sera présenté d’ici 15 jours.

Les patients ne seront pas non plus épargnés. L’augmentation de la TVA de 5,5 % à 7 ?% touche les médicaments non remboursables. « Nous avons été très étonnés par cette mesure car nous considérons que les médicaments sont des produits de première nécessité. C’est un signe négatif pour le patient et le développement de l’automédication », déclare Daphné Lecomte-Somaggio, déléguée générale de l’AFIPA.

FSPF et USPO ont peur pour l’accès aux soins

L’USPO s’élève aussi contre cette mesure qui « va limiter encore plus l’accès aux soins à l’ensemble de la population ». La FSPF s’inquiète de l’avenir de l’officine avec les baisses de prix et la TVA à 7 %. Et demande au ministre de la Santé de préciser « les mesures compensatrices qu’il entend mettre en œuvre en faveur de l’officine ». Elle appelle les parlementaires à prendre leurs responsabilités afin de ne pas entraver l’accès aux soins des patients.

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