Antibiotiques et antimycosiques seront délivrés au plus bas prix

Réservé aux abonnés
Publié le 17 mars 2012
Par Jean-Luc Decaestecker
Mettre en favori

A partir du 1er mai prochain, les pharmaciens belges devront délivrer l’antibiotique et l’antimycosique le moins cher et donc substituer. Ce qui revient pour les médecins à leur enlever la liberté thérapeutique dont ils bénéficiaient totalement jusqu’ici et, pour les pharmaciens, à délivrer en DCI dans le cadre des pathologies aiguës nécessitant antibiotiques et/ou antimycosiques. Le médicament « le moins cher » ne pourra excéder de plus de 5 % le prix le plus bas du marché.

Cette mesure économique a été imposée par la ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx. Les mois de mars et avril constituent une phase test : les pharmaciens belges peuvent appliquer la mesure sans caractère d’obligation, sauf pour les prescriptions déjà rédigées en DCI pour lesquelles la mesure s’applique dès le 1er avril. Le médecin conserve la possibilité de porter la mention « Ne pas substituer » sur sa prescription mais doit le consigner dans le dossier médical. Les pharmaciens devront scanner cette ordonnance pour permettre l’identification des médecins.

Les pharmaciens adhèrent à la mesure

L’Association pharmaceutique belge (APB) soutient la mesure. Une nouvelle liste des médicaments les moins chers obligatoires sera publiée chaque mois. Christian Elsen, vice-président de l’APB, redoute cependant à la fois des ruptures de stocks et des surstocks ainsi que l’effet « pervers » d’une forte diminution de la prescription en DCI qui ne représente pourtant que 11 % du total des prescriptions. Christian Elsen réclame également de pouvoir s’exempter de la liste des médicaments les moins chers dans certaines configurations.

Publicité