La FSPF annonce une aggravation de la situation

Réservé aux abonnés
Publié le 15 septembre 2012
Par Magali Clausener
Mettre en favori

Les résultats de l’enquête de la FSPF sur les ruptures d’approvisionnement révèlent que la situation empire dans les officines. 811 pharmaciens ont répondu au questionnaire mis en ligne de fin juillet à fin août. La réponse à la première question donne d’emblée la mesure du problème. Ils sont en effet 100 % à être confrontés aux ruptures d’approvisionnement en médicaments et 83 % à estimer que le phénomène s’est aggravé depuis quelques semaines. 100 % des répondants déclarent aussi que leur exercice professionnel est compliqué par ces ruptures et 97 % pensent que ces mêmes ruptures pénalisent leurs patients.

76 % des pharmaciens commandent en direct

Quels sont alors les moyens utilisés par les pharmaciens pour s’approvisionner ? Déjà, l’ensemble des répondants vérifie via Pharma-ML la disponibilité de certains médicaments avant de les commander. Si ces derniers ne sont pas disponibles, les officinaux optent pour différentes solutions : 69 % commandent à un autre grossiste, 76 % directement auprès du laboratoire, 74 % s’adressent à un confrère et 90 % font appel au prescripteur (les pharmaciens pouvaient donner plusieurs réponses). « C’est du bricolage ! », résume Jean-Luc Audhoui, chargé de la coordination des URPS et de la communication à la FSPF. Un bricolage qui se fait au détriment des patients : 48 % des officinaux estiment que le début du traitement est reporté d’une semaine à plus d’un mois (15 % d’une semaine, 18 % d’une quinzaine de jours et 15 % de plus d’un mois*).

* 18 % de quelques heures, 12 % d’un jour, 25 % de deux à trois jours et 12 % de quatre à six jours.

Publicité