Jasmine, la pilule qui dit non à la rétention

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Publié le 27 avril 2002
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L’arrivée de Jasmine (30mg d’éthinylestradiol/3mg de drospérinone) sur le marché français le 21 mai prochain ne devrait pas passer inaperçue. Et en particulier dans la presse féminine. En effet, la drospérinone est un nouveau progestatif, ayant une activité… minéralocorticoïde. Une propriété pharmacologique qui s’explique par son analogie avec la spironolactone et qui permet de contrecarrer la rétention hydrosodée induite par l’éthinylestradiol. Avantages avancés par Schering : la limitation des effets indésirables liés à la rétention hydrosodée, et en premier lieu la prise de poids. « Attention, ce n’est pas pour autant la pilule qui fait maigrir », tient à avertir Xavier Guille des Buttes, son P.-D.G.

En tout cas, le produit connaît déjà un certain succès, notamment aux Etats-Unis et en Allemagne (déjà 8 % de parts de marché) où Jasmine a été commercialisée. Logique : dans ces pays, comme en France, la prise de poids est la première plainte des femmes sous contraceptifs. En fait, il s’agit le plus souvent d’une idée reçue car la prise de poids concerne en réalité moins de une femme sur cinq…

Jasmine ne sera pas remboursée et le prix public d’un mois de traitement devrait osciller entre 9 et 11 euros, selon Schering.

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