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NEUROLOGIE
Elétriptan
Relpax – Pfizer
L’élétriptan appartient à une famille d’antimigraineux, inaugurée par le sumatriptan (Imigrane), qui inclut également le naratriptan (Naramig), le zolmitriptan (Zomig, Zomigoro). Ces agonistes sérotoninergiques 5-HT1B, 5-HT1D et 5-HT1F ont des propriétés vasoconstrictrices sur les artères crâniennes et exercent une action anti-inflammatoire neurogène. Les triptans agissent donc de façon synergique sur les deux composantes de la crise migraineuse, vasculaire et inflammatoire.
Indiqué dans le traitement aigu de la phase céphalalgique de la crise migraineuse avec ou sans aura, l’élétriptan agit rapidement et de façon dose-dépendante. La réponse est significative en 30 minutes. Le taux de réponse à 2 heures est compris entre 54 et 65 % à la dose de 40 mg, et entre 59 % et 77 % à celle de 80 mg. A 1 heure, l’efficacité d’une dose de 40 ou 80 mg d’élétriptan est supérieure à celle du sumatriptan (100 mg). A 2 heures, l’efficacité de 80 mg d’élétriptan demeure supérieure à celle de 100 mg de sumatriptan. L’élétriptan est adapté au traitement de la migraine cataméniale.
Notre avis : La classe des triptans est désormais bien étoffée, sans que l’élétriptan constitue un apport majeur par rapport aux molécules plus anciennes. Relpax n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR : V). Tous les triptans ont un profil d’effets indésirables identique et une activité clinique globalement équivalente. Il s’agit de médicaments maniables, bien tolérés, qui ne doivent plus être relégués au traitement de deuxième ligne de la crise migraineuse.
Glatiramère
Copaxone – Aventis
L’acétate de glatiramère est un agent immunomodulateur. Ce polypeptide synthétique agit en se fixant sur les antigènes de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité, favorisant la différenciation des lymphocytes T suppresseurs spécifiques anti-inflammatoires (Th2). Il s’ensuit au niveau du système nerveux central une libération de cytokines anti-inflammatoires (IL4, IL6 et IL10) après stimulation par la protéine basique de la myéline, ainsi qu’une réduction de la production de cytokines pro-inflammatoires.
Copaxone est indiqué dans le traitement de la sclérose en plaques évoluant par poussées de type récurrente/rémittente, chez le sujet pouvant marcher seul et présentant au moins deux poussées au cours des deux dernières années. Le schéma thérapeutique passe par une injection sous-cutanée de 20 mg de glatiramère quotidienne.
La durée du traitement est dictée par les résultats cliniques obtenus. Les effets indésirables les plus courants sont des réactions au site d’injection, des dyspnées, des palpitations ou de la tachycardie immédiatement en postinjection, ainsi que d’autres effets à type de tremblements ou d’érythèmes.
Notre avis : Le glatiramère permet de réduire de 30 % le nombre de poussées annuelles par rapport au placebo.
Cet effet se confirme par une réduction de 30 % des principaux paramètres de suivi des lésions à l’IRM.
Manquent des études comparatives versus interféron bêta afin de situer cette alternative dans l’arsenal thérapeutique existant.
Le schéma thérapeutique est moins séduisant que l’unique administration hebdomadaire ou trihebdomadaire de l’interféron bêta.
La commission de transparence n’a pas encore émis d’avis concernant l’ASMR de Copaxone.
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