Comment des phar maciens ont repoussé les p aras

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Publié le 3 mai 2003
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Contrairement aux idées reçues, la parapharmacie est une activité dynamique, même si les officinaux peuvent regretter le bon temps du monopole. Reste que l’officine a souvent montré sur le terrain qu’elle avait les moyens de faire mordre la poussière aux parapharmacies indépendantes et de GMS. Quitte à laisser quelques dépouilles, y compris officinales, sur le champ de bataille des prix. Certains pharmaciens ont, eux, opté pour d’autres solutions que le discount.

Difficile, mais pas impossible ! Dans certaines conditions, les pharmacies ont manifestement la possibilité de s’imposer face à des parapharmacies indépendantes ou de GMS. Le plus souvent en utilisant les mêmes armes qu’elles, et plus particulièrement le discount. Difficile choix, cependant, que de sacrifier sa marge sur un segment d’activité où elle est parmi les plus fortes, pour se lancer dans une guerre des prix dans le but d’évincer un concurrent. C’est pourtant ce qu’ont fait avec succès un certain nombre de pharmaciens.

Sans entrer dans la polémique entre les titulaires qui ont entamé une telle bataille au nom du dynamisme et de la volonté de se battre pour garder le marché, et ceux qui, au contraire, estiment que se lancer dans de telles empoignades commerciales est indigne de la profession, nous avons décidé de donner la parole à quelques-uns de ces pharmaciens qui ont « damé le pion » à une parapharmacie. Avec difficulté, car le sujet semble tabou pour beaucoup. Peu fiers de leurs faits d’arme ou bien discrets par principe ou par stratégie, certains veulent rester muets sur leurs exploits, et ce quelles que soient les régions où Le Moniteur a enquêté. D’autres parlent, à l’image de Mary-Claude Montier, titulaire de la pharmacie des Atlantes (320 m2), installée dans la galerie du Carrefour de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours (3 MEuro(s) de CA, 14 salariés, dont 3 pharmaciens, pour deux équipes et une amplitude d’horaires de 9 à 21 heures, 6 jours sur 7).

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