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Liquidations judiciaires : Interfimo dresse un portrait type
Invité dans le cadre du 56e Congrès national des pharmaciens à Beaune le 19 mai, Jean-Paul Cadays, président du directoire d’Interfimo, s’est livré à une rapide analyse de la santé des officines. Avec 0,15 % des officines en redressement judiciaire (30 en 2002, 24 en 2001, 31 en 2000 et 55 en 1999) et 0,11 % en liquidation (22 en 2002, 15 en 2001, 26 en 2000 et 34 en 1999), le banquier a souligné « la bonne santé du secteur. On prête aujourd’hui à la pharmacie aux mêmes taux qu’à l’Etat français ! », a-t-il lancé avant de se livrer au descriptif d’un profil type de pharmacien en liquidation judiciaire : un dirigeant âgé de 35-45 ans, en première installation, peu gestionnaire, enclin à l’absentéisme, souvent victime auparavant d’un accident de la vie ; il est le plus souvent francilien, installé en centre-ville avec un CA inférieur à 600 kEuro(s) ; enfin, son officine a été financée en 1993-1995 avec des quotités crédit/CA TTC et prix de vente/CA TTC supérieures à 100 %.
Par ailleurs, Jean-Paul Cadays, comme les représentants professionnels présents, a insisté sur le risque que fait courir la baisse de la démographie professionnelle en ce qui concerne le prix des fonds : « On a déjà connu ce problème chez les chirurgiens-dentistes, explique-t-il. Chez eux, les fonds qui valaient 100 % il y a quelques années se vendent aujourd’hui à 50 %… quand ils trouvent preneur. Or, pour vous, l’enjeu sera bien plus important car vos fonds sont plus importants. »
L’ouverture du capital lui paraît donc vitale, mais pas à n’importe qui : « Si vous cessez d’être des libéraux indépendants, vous cesserez d’être des professionnels de santé. »
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