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Celsentri : premier antagoniste CCR5 contre le VIH
Le maraviroc est le premier antagoniste hautement sélectif et non compétitif du récepteur aux chimiokines CCR5. En se fixant à la région transmembranaire voisine du récepteur, il en modifie la structure et rend impossible la fixation du virus. Le maraviroc inhibe l’entrée du VIH dans la cellule, comme l’enfuvirtide (Fuzeon), un inhibiteur de la fusion de la particule virale à la membrane. L’action du maraviroc dépend du tropisme du VIH pour la protéine CCR5. Il n’est pas actif sur les souches présentant un tropisme CXCR4 ni sur celles à tropisme double CCR5/CXCR4. Celsentri s’administre après détermination du tropisme de la souche virale par des techniques de génotypage ou de phénotypage recombinant. Un tropisme CCR5 est retrouvé chez 60 % des patients naïfs de tout traitement ayant un taux de CD4 350/mm3. En situation d’échec thérapeutique, seulement 20 % des sujets ayant des CD4 350/mm3 sont infectés par une souche à tropisme CCR5.
L’efficacité et la bonne tolérance du maraviroc ont été démontrées versus placebo sur 48 semaines. Le changement apparent de tropisme de la souche virale infectante parfois observé lors du traitement n’est pas le fait d’une mutation du VIH mais de la probable existence de virus à tropisme CXCR4 à un seuil indétectable lors de l’instauration du traitement. Les situations d’échec virologique restent rares.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des nausées, des troubles du transit (diarrhées), des céphalées et des anomalies biologiques hépatiques. Celsentri pourrait diminuer les capacités de défense à certaines infections vu l’importance jouée par le récepteur CCR5 dans les phénomènes immunitaires.
En association à un traitement antirétroviral optimisé, Celsentri apporte une ASMR mineure en termes d’efficacité virologique dans la prise en charge des adultes en échec de traitement avec une charge virale ³ 1 000 copies/ml ayant eu un traitement antérieur de six mois au minimum comportant au moins un médicament provenant de trois des quatre classes d’antirétroviraux (³ 1 INTI, 1 INNTI, 2 IP et/ou enfuvirtide) ou présentant une résistance documentée à trois parmi quatre classes d’antirétroviraux.
Voir la présentation de Celsentri dans « Le Moniteur » n° 2757 du 6 décembre 2008.
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