FACULTÉ D’AMIENS : Sensibiliser aux problèmes de l’officine

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Publié le 13 décembre 2003
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Tout comme Montpellier, la faculté d’Amiens se dote d’une pharmacothèque pour accentuer la professionnalisation des études. « C’est pour nous un véritable outil pédagogique, explique son doyen Michel Brazier. Les étudiants y mettent en application les pratiques d’enseignement, s’y exercent par jeux de rôles avec notamment les étudiants en médecine, y utilisent les logiciels dans l’optique du suivi thérapeutique qui va s’inscrire dans le dossier patient… C’est un outil intéressant qui doit permettre de renforcer la prévention des iatropathologies, priorité des pharmaciens. »

Ce nouvel espace s’inscrit naturellement en interaction avec l’unité de valeur « Pratiques officinales » dans le cadre d’une formation souhaitée de plus en plus professionnalisante. Ce sont les étudiants de quatrième année qui fréquentent en priorité cet espace dans le cadre de l’UV, mais aussi ceux de cinquième et sixième année sensibilisés aux problèmes de l’officine. « Nous avons espoir d’y sensibiliser aussi les étudiants de troisième année », précise Michel Brazier.

Placée sous la responsabilité des étudiants de la filière officine, soit une cinquantaine de personnes, cette pharmacie expérimentale de quelque 100 mètres carrés reproduit l’officine d’aujourd’hui avec ses espaces réservés aux spécialités, à l’accueil du patient, aux commandes techniques, au préparatoire, tout en étant un lieu d’enseignement avec son espace étudiant capable d’en accueillir une trentaine et un réseau informatique de douze postes avec vidéoprojecteur.

Outre une aide des répartiteurs, laboratoires et sociétés spécialisées en informatique officinale, la pharmacothèque a bénéficié de crédits de l’université et de la région de Picardie pour environ 400 000 euros.

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