Ostepam

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Publié le 17 janvier 2004
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ACIDE PAMIDRONIQUE

Une nouvelle spécialité utilisée en oncologie et en rhumatologie sort de la réserve hospitalière : Ostepam. L’acide pamidronique qu’elle contient entre déjà dans la composition d’un autre médicament injectable, Arédia. Ce biphosphonate est un inhibiteur puissant de la résorption osseuse ostéoclastique.

Ostepam est une solution pour perfusion prête à l’emploi à la différence d’Arédia présenté en poudre et solution pour perfusion. Les quatre références Ostepam disponibles sont dosées à 15 mg de pamidronate disodique par ml de solution injectable. Cette dernière est conditionnée en ampoules de 1 ml, de 2 ml, de 4 ml et de 6 ml.

Ostepam dispose de quatre indications (comme Arédia) : le traitement des hypercalcémies sévères d’origine maligne, le traitement du myélome de stade III avec au moins une lésion osseuse, le traitement palliatif des ostéolyses d’origine maligne avec ou sans hypercalcémie en complément du traitement spécifique de la tumeur et le traitement de la maladie de Paget.

Ostepam nécessite une surveillance particulière. La calcémie, la phosphatémie, voire la magnésémie, et la fonction rénale doivent être régulièrement contrôlées.

Une hyperthermie est un effet secondaire fréquent. Transitoire, elle apparaît en général au deuxième jour de traitement et dure pendant 24 à 48 heures.

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Un syndrome pseudo-grippal est également possible. Bien que la survenue de somnolence et de vertiges soit rare, il faut en avertir les conducteurs. Chez les patients souffrant d’une cardiopathie, la prudence est aussi de mise. Chaque millilitre de solution injectable contenant 6 mg de sodium, une surcharge en sel peut entraîner ou aggraver une insuffisance cardiaque.

En pratique : la solution Ostepam doit être diluée (dans du chlorure de sodium à 0,9 % ou du sérum glucosé à 5 %) puis immédiatement administrée en perfusion intraveineuse lente. Après dilution, la solution Ostepam demeure stable pendant 24 heures si la température n’excède pas 25 °C.

En cas d’hypercalcémie sévère, la dose totale administrée dépend de la calcémie initiale ; elle varie de 15 à 30 mg jusqu’à 90 mg. La quantité de pamidronate sodique est administrée en une seule perfusion ou en plusieurs, répartie sur 2 à 4 jours consécutifs.

Dans le myélome de stade III et les ostéolyses malignes, la dose de 90 mg est administrée toutes les 4 semaines. Chez les patients sous chimiothérapie souffrant de métastases osseuses, Ostepam peut être perfusé toutes les 3 semaines.

Enfin, 120 à 180 mg de pamidronate de sodium sont recommandés en cas de maladie de Paget. Cette posologie est répartie sur 2 à 3 jours consécutifs. Une nouvelle cure peut être réalisée au moins 6 mois plus tard en cas de résultats insatisfaisants.

FICHE TECHNIQUE

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Acide pamidronique 12,6 mg par ml équivalent à 15 mg par ml de pamidronate de sodium.

Liste I, remb. SS à 65 %, code ATC : M05BA03.

– Boîte de 4 ampoules de 1 ml, 163,82 Euro(s), AMM : 361 592.0.

– Boîte de 1 ampoule de 2 ml, 84,61 Euro(s), AMM : 361 594.3.

– Boîte de 1 ampoule de 4 ml, 163,82 Euro(s), AMM : 361 597.2.

– Boîte de 1 ampoule de 6 ml, 239,40 Euro(s), AMM : 361 818.9.

Nordic Pharma : 01 53 63 88 77.

Attention !

Ostepam est contre-indiqué chez la femme qui allaite. Son usage est déconseillé pendant la grossesse. Il est possible chez les moins de 15 ans uniquement si le pronostic vital du patient est mis en jeu.

Ostepam ne doit pas être dilué dans une solution renfermant du calcium.