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CellCept : une ASMR importante par rapport à l’azathioprine
MYCOPHÉNOLATE MOFÉTIL
Le mycophénolate mofétil est une prodrogue d’hémisynthèse. Il s’agit du morpholinoéthylester de l’acide mycophénolique obtenu par fermentation de divers Penicillium. Cette forme chimique améliore la biodisponibilité du médicament. Il inhibe de façon réversible et non compétitive une enzyme clé de la voie de synthèse de novo des bases puriques : l’inosine monophosphate-déshydrogénase. Or les lymphocytes utilisent préférentiellement cette voie de synthèse. Le mycophénolate induit donc une inhibition sélective de la prolifération des cellules immunocompétentes.
La puissance de l’activité du mycophénolate mofétil et sa tolérance meilleure que celle des inhibiteurs de la calcineurine (la ciclosporine, le tacrolimus) en font un immunosuppresseur de premier plan. Il est aujourd’hui privilégié face à l’immunosuppresseur de référence, l’azathioprine (Imurel). CellCept apporte d’ailleurs une ASMR de niveau II (importante) par rapport à l’azathioprine en terme d’efficacité. Le mycophénolate permet de diminuer les posologies des autres immunosuppresseurs et contribue à limiter la toxicité du traitement préventif du rejet d’organes. Le mycophénolate mofétil s’administre à une dose comprise entre 2 et 3 g par jour par voie orale chez l’adulte (la voie parentérale est réservée à l’usage hospitalier). La posologie est réduite chez l’insuffisant rénal.
Les effets indésirables sont limités à un syndrome abdominal, souvent accompagné de diarrhées, et à une leucothrombopénie, moins fréquemment qu’avec l’azathioprine. Le mycophénolate est tératogène chez l’animal : son utilisation chez la femme en âge de procréer impose une contraception efficace poursuivie six mois après l’arrêt du traitement. Une surveillance de la formule sanguine intervient chaque semaine pendant le premier mois, puis deux fois par mois pendant deux mois, puis une fois par mois sur le reste de la première année posttransplantation.
Voir « Le Moniteur » n° 2517/2518 du 10.01.2004.
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