Indre-et-loire : La CPAM félicite les bons élèves de la substitution

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Publié le 7 février 2004
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Les 211 officinaux d’Indre-et-Loire ont reçu une lettre de la caisse primaire d’assurance maladie assortie de félicitations ou, au contraire, d’encouragements vis-à-vis de la substitution. Chaque titulaire pouvait y lire l’état de ses ventes de génériques comparé à des indicateurs départementaux.

Globalement, la moyenne départementale de la substitution se situe à 54 % avec 111 officines au-dessus de cette moyenne,100 au-dessous et une dizaine, souvent rurales, dépassant les 80 %. Mais ces moyennes cachent de grandes disparités : la différence est en effet de 74 % entre le dernier, à Château-la-Vallière, qui ne substitue que 13 %, et le premier qui dépasse les 87 %.

Frédéric Fossier, président du syndicat des pharmaciens, juge cette initiative intéressante : « Nous sommes tous isolés, il est donc bon de savoir où l’on se situe par rapport aux autres. Ce classement peut aussi motiver certains qui manquent d’enthousiasme. »

Bien que le classement soit anonyme, il n’a pas été difficile de reconnaître à la première place la Pharmacie du Vinci, dans le centre de Tours, où Bernard Le Bras est depuis toujours un militant de la substitution. « Les marges des génériques sont meilleures, explique-t-il, je serais un mauvais gestionnaire si je ne les vendais pas. Mais certains pharmaciens ont du mal à comprendre ce message car il faut pour cela former son personnel et s’impliquer durablement. »

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