Il n’est plus question de fidélité pour la carte Pharmesprit

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Publié le 29 novembre 2008
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« Pharmesprit est la première carte de fidélité transversale d’un point de vente à un autre », annonçait il y a un an Mathias Raimbault, fondateur de la société du même nom (voir Le Moniteur n° 2700 du 10.11.2007). Le principe : le détenteur de la carte peut accumuler dans les pharmacies adhérentes des points de fidélité, transformés en bons de réduction, pour l’achat de produits de parapharmacie d’une dizaine de laboratoires partenaires.

Aujourd’hui, « une vingtaine de pharmacies proposent la carte Pharmesprit à leurs clients et nous en dénombrons déjà 10 000 porteurs », se félicite Mathias Raimbault, qui négocie actuellement avec cinq groupements de pharmaciens. Le pharmacien a déjà convaincu une dizaine de marques de parapharmacie, comme La Roche-Posay ou le groupe Pierre Fabre, d’adhérer au label Pharmesprit afin de faire figurer leurs produits dans le programme fidélité. Mais Mathias Raimbault a tenu à repositionner sa stratégie quelques semaines seulement après le lancement de la carte. « Pharmesprit n’est pas une carte de fidélité mais un « système avantages » car les clients des officines peuvent cumuler des points sans acheter de produits en parrainant d’autres personnes ou en répondant à des questionnaires de satisfaction », précise-t-il.

Fidélité ou avantages ? La nuance est particulièrement subtile.

Peut-être le président de Pharmesprit tient-il à protéger son offre de services de la réglementation pharmaceutique ? Il interdit en effet aux pharmaciens de recourir à des moyens de fidélisation pour une officine donnée.

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