Giphar soigne la relève

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Publié le 30 août 2008
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Bénéficier de l’expérience de confrères installés et des services d’un groupement avant, pendant et après l’installation, tels sont les avantages dont ont pu bénéficier deux jeunes pharmaciens en adhérant au Giphar.

Giphar se soucie de la relève. Et pour cause. La profession vieillit et ne se renouvelle pas suffisamment. Sans parler de sa féminisation : 82 % des adjoints sont des femmes selon les dernières statistiques de l’Ordre. Or, la propension de ces dernières à s’installer est aléatoire. Aussi, depuis plusieurs années, ce groupement quadragénaire agit pour inverser cette tendance en aidant les jeunes à accéder à la propriété. « Giphar a été le premier groupement à proposer des prestations d’aide spécifiques aux jeunes diplômés pour faciliter leur entrée dans notre profession », affirme Maryse Garenaux, vice-présidente, chargée de la communication.

« Un véritable parcours du combattant »

Les premiers services mis en place concernent les conseils en financement, le cautionnement bancaire ainsi que des consultations juridiques et comptables. Une « commission jeunes » au sein du Giphar apporte des réponses aux problèmes spécifiques de la première installation et un système de parrainage par les anciens a été mis en place.

Mathieu Mignucci, pharmacien à Naveil (Loir-et-Cher), et Nathalie Guillou, pharmacienne à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine), deux jeunes titulaires récemment installés, ont apprécié cet appui. « Ma première rencontre avec un pharmacien Giphar a eu lieu lors de mon stage de sixième année au cours duquel il m’a fait découvrir le métier et présenté tous les avantages que peut procurer Giphar quand on démarre une carrière de titulaire, car l’installation est un véritable parcours du combattant », témoigne Mathieu. Mais ce qu’il apprécie par-dessus tout aujourd’hui, c’est le point d’ancrage du groupement localement, l’esprit confraternel et l’accompagnement proposé qui s’inscrit dans la durée. Autant de valeurs entretenues par la forme juridique d’installation retenue par ce jeune pharmacien : « Je me suis installé en SEL, avec l’aide d’un pharmacien du groupement qui a pris des participations dans le capital et qui me transmet son savoir-faire. Aujourd’hui, je perpétue cette pratique dans le même esprit, en participant à mon tour à l’installation d’un jeune confrère par le biais d’une SEL. »

Bénéficier d’une conduite accompagnée

Nathalie Guillou ne nie pas que la forte féminisation de la profession crée un déficit de candidats à l’installation chez les jeunes. « Dans ma promotion, les trois quarts des diplômés de la filière officine étaient des femmes. Par contre, quand elles décident de s’installer, elles s’impliquent à fond dans leur projet », corrige-t-elle. Nathalie Guillou apprécie elle aussi d’avoir bénéficié d’une conduite accompagnée, tout au long de l’installation, dans la pratique quotidienne. « Tous les services proposés sont une source de gain de temps, qu’il s’agisse du recrutement de collaborateurs, de tâches de gestion, de la logistique ou des contrats avec les laboratoires qui sont prénégociés. Si j’ai besoin d’aide, je peux faire appel à la structure locale du groupement et au confrère Giphar le plus proche, et si je n’ai pas la réponse à mon problème, la structure nationale prend le relais. »

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Dans une période où les certitudes sur les fondements de l’exercice officinal sont mises à mal, les jeunes installés ont besoin de faire une bonne lecture du nouvel environnement à venir afin d’appréhender cette période de mutation. « Au-delà des compétences techniques qu’il apporte, le groupement nous aide à réfléchir sur la meilleure stratégie et à aller de l’avant tous ensemble », conclut Mathieu Mignucci.

Nathalie Guillou, titulaire à Saint-Méen-le-Grand

« Si j’ai besoin d’aide, je peux faire appel à la structure locale du groupement et au confrère Giphar le plus proche. »