Les vraies promesses de l’automédication

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Publié le 24 avril 2004
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L’automédication serait-elle boudée par les Français ? Oui, si l’on observe la stagnation du marché depuis dix ans. Non, selon Gérard Mermet, sociologue spécialiste des comportements, qui est intervenu lors de la conférence « La nouvelle donne de l’automédication », organisée par Schwarz Pharma. Gérard Mermet considère en effet que l’automédication a un « potentiel considérable parce qu’elle s’inscrit tout naturellement dans le processus d’autonomie et d’individualisation de la société. L’angoisse de nos concitoyens, leurs inquiétudes se traduisent par une méfiance vis-à-vis de toutes les offres, y compris celles de la santé. »

Du fait de l’augmentation des compétences chez les consommateurs (avec les médias et Internet notamment), les discours médicaux sont décodés par les consommateurs. Et, l’infidélité grandissante des clients est « une forme d’intelligence et d’éclectisme, une sorte d’opportunisme » vers une diversification des voies choisies pour se soigner, estime Gérard Mermet.

Si le marché stagne, c’est peut-être aussi parce qu’il ne rend pas compte d’une automédication souterraine, comme le fait d’acheter des médicaments et de se les faire prescrire ultérieurement (cela concernerait un Français sur cinq).

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