Le libre-service, c’est non !

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Publié le 12 janvier 2008
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Mettre des médicaments en libre-service est inconcevable. C’est un danger pour la santé publique. » Le syndicat des pharmaciens de l’Hérault, l’association des Pharmaciens en colère et Formation Recherche Action Santé Environnement ont affiché leur position lors d’une conférence de presse donnée à Montpellier. Pour eux, à l’heure où l’on parle de traçabilité, de dossier pharmaceutique et de dossier médical, la proposition de Roselyne Bachelot est irrecevable. Ces pharmaciens y sont opposés pour une raison essentielle : la prévention. « Les médicaments ne sont pas des produits anodins et nous sommes les seuls à pouvoir gérer cette automédication », clament-ils.

Un risque médical et sanitaire

Si la vente en libre-service est un risque sur le plan médical, elle l’est aussi sur le plan économique. « Les médicaments vendus en libre-service dans l’officine le seront tôt ou tard dans la grande distribution », résume Frédéric Abecassis, président du syndicat.

Depuis leur création, les Pharmaciens en colère font du médicament leur cheval de bataille. Consultée par la Commission Attali, l’association a émis des contre-propositions : créer des espaces devant le comptoir réservés aux produits sans risque et, derrière, aux médicaments conseil. Médicaments pour lesquels elle réclame en outre des prix encadrés.

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