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Au nom du père, du fils et de l’officine
Acquérir une pharmacie est devenu de plus en plus compliqué. Alors, quand il y en a une dans la famille, autant en profiter ! Dès lors, l’exercice prend une saveur toute particulière, que ce soit au quotidien avec le père ou la mère dans le cadre d’une cohabitation, ou après le rachat de l’entreprise familiale. Treize pharmaciens ont bien voulu nous raconter leurs histoires de famille.
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Elle rêvait d’être architecte. Sandrine Ricard, titulaire à Marseille depuis 1996, vient d’entrer tout récemment au conseil régional de l’Ordre de PACA que son père, Maurice, a présidé de 1991 à 1997. « Quand on est adolescent, on rêve de défendre la veuve et l’orphelin, pas de devenir pharmacien d’officine », s’amuse Sandrine. C’est pour faire plaisir à ses parents qu’elle est entrée en fac de pharmacie. Elle optera pour l’option industrie, puis ce sera deux années à l’hôpital d’Aix-en-Provence, tout en faisant quelques remplacements chez son père. « J’ai commencé par une demi-journée, puis un jour, deux jours, et cela a été l’engrenage… » Résultat, quand son père lui propose une association, elle n’hésite pas. « J’ai été prise au jeu et j’ai pensé que je ne devais pas laisser mourir le travail de toute une vie. Mais notre manière de travailler, c’était le jour et la nuit. Papa a tiqué quand j’ai décidé de faire des travaux, mais il m’a laissé faire. Il a vraiment décidé de prendre sa retraite quand j’ai introduit l’informatique dans la gestion de stocks ! »
Depuis, la titulaire a développé la parapharmacie, créé un rayon orthopédie et travaille en réseau avec les médecins coordinateurs et les infirmières de deux maisons de retraite. « J’ai quand même refusé d’habiter dans le quartier, pour ne pas faire comme papa qui allait livrer des boîtes de lait pour bébé le dimanche ! » Un père qui reste présent. « Pour moi, il est une référence, un conseil. Et il continue parfois de me remplacer le samedi après-midi et de livrer quelques clients. »
L’esprit de famille est si vrai qu’Emmanuel, le frère, est entré comme préparateur après une carrière de professeur de tennis et un mastère d’économie. Et Irène, préparatrice depuis 1966, l’année de la création de l’officine, a pour collaboratrice sa propre fille…
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