Olmetec : un septième sartan à suivre

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Publié le 17 juillet 2004
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Olmésartan

L’olmésartan medoxomil est un nouvel antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (candésartan, éprosartan, irbésartan, losartan, telmisartan, valsartan). Globalement équivalentes, ces molécules diffèrent par leurs propriétés cinétiques et par le niveau de « preuves » médicales acquis au travers des grands essais cliniques.

L’olmésartan medoxomil est métabolisé en olmésartan (structurellement apparenté au losartan) qui exerce une activité antagoniste non compétitive, très sélective des récepteurs AT1, grâce notamment à sa fonction acide carboxylique libre. L’olmésartan ne subit pas de métabolisme hépatique. Comme l’irbésartan, il bénéficie d’une demi-vie comprise entre 10 et 15 h, située entre celle des sartans de demi-vie brève (candésartan, éprosartan, losartan, valsartan) et celle du telmisartan, comprise entre 20 et 24 h.

Cela contribue au maintien de son efficacité biologique sur le nycthémère. Cinq essais ont comparé l’olmésartan à des antihypertenseurs de classes différentes et trois l’ont comparé au candésartan, au losartan, à l’irbésartan et au valsartan. Tous se sont révélés en faveur de l’olmésartan, même si la différence sur la réduction de la pression artérielle diastolique est faible. Toutefois, il n’est pas possible de conclure à une supériorité de l’olmésartan sur les autres sartans. Une étude de morbimortalité sera lancée fin 2004. L’Afssaps n’a octroyé qu’une ASMR de niveau V à Olmetec.

Voir Le Moniteur n° 2541 du 19.06.2004.

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