Option officine du bac pro : La pseudo-disparition

Réservé aux abonnés
Publié le 16 octobre 2004
Mettre en favori

La récente suppression du module officine du bac pro commerce ne semble pas remettre en cause la pratique des CFA spécialisés. « Nous sommes restés sur une formation similaire aux années précédentes, avec les mêmes heures et les mêmes matières sur la partie qui nous est spécifique », a indiqué Olivier Kirsch, directeur du CFA de Talant Côte-d’Or), à Galénika lors du débat du Moniteur sur les nouveaux métiers de la vente en officine. Une décision laissée à la discrétion de chaque CFA, sachant que leur intérêt est de maintenir cet enseignement… « A Talant, la moitié des diplômés poursuit vers le BP, précise-t-il. La politique de certains CFA consiste à faire de ce bac une voie de remplacement du CAP. »

Abordant les techniques de vente, la gestion commerciale et l’animation de l’espace marchand, le bac pro constitue selon Olivier Kirsch « un gisement d’emplois en officine » : « Avant que débute la formation, une enquête sur les 600 officines bourguignonnes montrait que 45 souhaitaient former un jeune, plus de 90 se disant prêtes à embaucher un bac pro. » Pour Michel Gallay, préparateur et enseignant au CFA, « le bac pro commerce n’a pas vocation à remplacer le préparateur mais à l’aider à dégager du temps pour sa véritable fonction. »

Renaud Nadjahi, titulaire à Rambouillet (Yvelines), estime que le bac pro n’apporte rien s’il n’y a pas une volonté d’insertion à l’officine. Il croit plus dans l’utilité d’une esthéticienne ou d’une diététicienne, de préférence à plein temps.

Reste que faire appel à de nouveaux métiers à l’officine n’est pas entré dans les moeurs. On y verra plus clair avec le contrat d’étude prospective en cours destiné à identifier les besoins de l’officine en nouvelles compétences.

Publicité