Génériques : Les laboratoires de princeps se défendent tant bien que mal

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Publié le 6 novembre 2004
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Dans une étude réalisée pour le compte du ministère de la Santé, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) analyse les stratégies des laboratoires de princeps pour contrer le générique. Au vu des marchés allemand, français, américain et britannique, il conclut que « les nombreuses stratégies ne peuvent que modérément freiner l’entrée sur le marché des génériques et les empêcher de le dominer rapidement ».

Certaines s’avèrent cependant efficaces, notamment « la mise sur le marché de produits de nouvelles formulations ou de molécules dérivées ». Outre-Atlantique, la sortie d’un isomère de l’oméprazole a ainsi permis à AstraZeneca de conserver près de 75 % du marché. En France, l’ésoméprazole en représente 18 %. Aerius ou Xyzall ont obtenu des ASMR mineures et nulles et des prix inférieurs aux originaux. Cela profite à la visite médicale et ne contrarie pas les pouvoirs publics.

Parmi les autres stratégies, l’IRDES cite le passage en OTC de l’original (les labos détournent ici parfois la législation sur la promotion auprès du consommateur en associant leur nom à des campagnes d’information sur des pathologies et leurs traitements, note l’étude). Sont aussi évoqués la commercialisation de génériques par le laboratoire princeps, la baisse des prix, l’accord financier avec un génériqueur pour repousser l’entrée sur le marché, la protection par accumulation de brevets échelonnés dans le temps (régulièrement remise en cause par les tribunaux américains). Mais chaque semaine de gagnée est précieuse.

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