- Accueil ›
- Thérapeutique ›
- Médicaments ›
- Recherche et innovation ›
- Aérosolthérapie : La grande nébuleuse
Aérosolthérapie : La grande nébuleuse
Souffler n’est pas jouer. On pourrait pourtant croire le contraire tant les pratiques concernant la nébulisation en France se font souvent hors des sentiers codifiés. L’enquête « Nuages » (« Nébulisation : usages et avenir en médecine générale et spécialisée »), réalisée à l’initiative du Groupe aérosolthérapie (GAT) de la Société de pneumologie de langue française, a concerné 5 000 généralistes, pneumologues, allergologues, pédiatres, ORL et réanimateurs.
Première constatation, l’aérosolthérapie correspond à une pratique médicale beaucoup plus répandue qu’on ne le pensait, même si seulement 40 % des médecins avouent avoir reçu une formation initiale. La voie nébulisée est choisie pour son gain d’efficacité, son action locale, son utilisation possible chez l’enfant et parce qu’elle évite des prescriptions de corticothérapie orale. Huit médicaments sur dix sont employés sans AMM. Ainsi, 57 % des généralistes et 75 % des ORL prescrivent des corticoïdes injectables alors qu’une forme nébulisée est disponible avec AMM ! L’enquête montre par ailleurs qu’un ORL sur deux prescrit encore du Gomenol, dénué d’activité pharmacologique mais « bénéficiant d’une odeur agréable ». 62 % à 91 % des prescripteurs s’empêtrent dans des mélanges non validés.
Enfin, une ordonnance sur deux reste imprécise sur le matériel et les interfaces. Autant d’enseignements qui vont conduire le GAT à une refonte des recommandations de bonnes pratiques de nébulisation – datant déjà de 1997 – et à la rédaction de fiches de bon usage concernant le matériel ou les mélanges médicamenteux compatibles. Un projet utile quand on sait que trois bronchodilatateurs (Atrovent, Bricanyl et Ventoline) devraient sortir de la réserve hospitalière d’ici la fin de l’été.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
