CHANTAL DURRIEU : « Au domaine, la clientèle est plus gaie »
C’est dans les vignes entre Pulligny et Pommard, en Côte-d’Or, que l’on peut rencontrer Chantal Durrieu, ou en plein coeur de Beaune, dans l’officine de son mari. « J’ai deux vocations et une double vie professionnelle. J’assure 25 heures par semaine à l’officine, où j’ai le statut de conjointe collaboratrice, et je consacre 30 heures par semaine au domaine viticole de huit hectares que je cogère avec mon fils Vincent âgé de 21 ans, explique Chantal Durrieu. Depuis qu’il a repris les rênes de l’exploitation familiale, je le seconde. Je m’occupe de la partie administrative et commerciale, et parfois je prends l’air dans le vignoble pour participer à des activités plus physiques, comme les vendanges, le relevage ou le repassage. Le travail manuel dans les vignes est une dépense physique salutaire pour l’esprit, il me permet de décrocher, de ne plus penser à rien. » Quant à choisir entre l’officine et le vignoble, Chantal ne l’envisage pas : « J’ai beaucoup de plaisir à concilier mes deux activités. Le travail de la vigne est plus imprévisible, plus rigoureux, plus physique. A l’officine, c’est au contraire plus organisé et le cadre est plus douillet, plus confortable, c’est climatisé, mais l’activité est plus routinière. Leurs points communs, c’est le contact avec la clientèle. Mais au comptoir, ce sont des clients tristes alors qu’au domaine je reçois des clients gais qui passent commande pour un anniversaire, un mariage… »
Reste que l’activité pharmaceutique est bien plus rentable que la vigne. « Même si le personnel d’une exploitation viticole est moins coûteux que celui d’une équipe officinale, les investissements y sont beaucoup plus lourds », reconnaît Chantal Durrieu.
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