Spiriva : une alternative dans la BPCO

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Publié le 27 mai 2006
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Tiotropium

Le tiotropium (Spiriva) est un bronchodilatateur ayant des propriétés anticholinergiques. Il s’agit donc d’un analogue de l’ipratropium (Atrovent…) ou de l’oxitropium (Tersigat) dont il partage la structure d’ammonium quaternaire. Il est quelque dix fois plus puissant et se dissocie cent fois plus lentement des récepteurs muscariniques M1 et M3 que l’ipratropium, ce qui explique son effet inhibiteur plus prolongé. Inversement, il se dissocie plus rapidement des récepteurs M2. Il s’agit donc d’un anticholinergique spécifique, dont l’action faible et fugace sur les récepteurs M2 prévient les phénomènes réactionnels d’hypercholinergie. Sa durée d’action prolongée le fait indiquer dans le traitement continu de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

L’efficacité du tiotropium a été appréciée par la Haute Autorité de santé au vu de 18 études. Deux d’entre elles l’ont comparé à l’ipratropium : le tiotropium s’est notamment montré supérieur sur le volume expiratoire maximum en une seconde, sur la capacité vitale forcée prédose et sur la qualité de vie. Toutefois, il n’y a pas de différence significative sur la fréquence des hospitalisations pour exacerbation. La différence tiotropium versus salmétérol, un bêta-2-agoniste, ne s’est pas révélée avoir de pertinence clinique.

Spiriva partage l’amélioration du service médical rendu de niveau IV des bronchodilatateurs bêta-2-agonistes de longue durée d’action dans la prise en charge des patients atteints de BPCO.

Voir « Le Moniteur » n° 2629 du 20.05.06

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