USPO : Sus à la paperasse !

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Publié le 16 septembre 2006
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L’USPO veut lancer une vaste concertation sur les modalités de la garantie de paiement qui, selon elle, « engluent le pharmacien dans les tâches administratives ». « Il faut retrouver la disponibilité du diplôme, parce qu’avec la convention, le pharmacien va se voir attribuer de nouvelles missions pour lesquelles il a besoin d’être plus près du patient », explique Gilles Bonnefond, son secrétaire général.

Le syndicat dit ne pas vouloir la peau de la dispense d’avance de frais, mais « la remettre à plat dans son architecture, ses modalités techniques et financières en réorganisant les flux entre régimes obligatoires et complémentaires, les pharmaciens et les assurés ». Course aux différentes versions de SESAM-Vitale, prise en charge variable des vignettes oranges par les mutuelles, lancement de multiples cartes de santé par les assureurs, incidents répétés avec la LPPR, changements de taux, blocage, rejet de facture et bientôt contrôle des droits des assurés… Selon Gilles Bonnefond, les indus cumulés sur une année pourraient correspondre à 0,4 ou 0,5 % du chiffre d’affaires d’une officine. En termes de temps, cela représenterait « un emploi à trois quarts ou à plein temps, pour contrôler, organiser, faire le rapprochement bancaire et relancer ».

L’USPO propose deux pistes d’évolution : une amélioration du codage et de la transmission d’information entre régimes obligatoires et complémentaires et le paiement direct des médicaments par l’assuré avec l’assurance pour celui-ci de n’être débité qu’une fois le remboursement de la Sécu effectif. L’USPO lancera son projet lors de la première réunion de la commission paritaire nationale le 19 septembre prochain.

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